Chabot, l. c, p. 204 et
de ces trois hommes, apparemment un Carthaginois, a pu être l'architecte, tandis que les deux autres auraient participé de quelque autre manière à la construction, faisant les frais, surveillant les travaux, etc. Des architectes d'origine hellénique vinrent peut-être aussi offrir leurs services aux princes numides et maures, et former, eux aussi, des élèves. Dans cette concurrence, c'est l'art grec qui finit par l'emporter sur l'art carthaginois.
A celui-ci appartenait la gorge d'origine égyptienne, cette large moulure d'entablement, recourbée en quart de cercle ' ; nous la retrouvons au mausolée de Dougga* et au ^[édracen. Au même art se rattache un linteau, découvert à Ebba'^ {région du Kef) : un disque solaire radié y est flanqué de fleurs de lotus et peut-être de palmettes dites phéniciennes \
Un des motifs les plus fréquents de cet art gréco-punique est le chapiteau dit éolique, à deux crosses dressées et se tournant le dos, souvent accostées de boutons de lotus ^; il servait surtout à coilîer des pilastres d'angle. Il se rencontre çà et là en Numidie : à Dougga (en place au mausolée et fragments épars*) et aux environs de ce lieu''; dans la région de Ksour (au Sud du Kef) ^; à Guelaa Bou Atfane, Henchir el Aria, Tifech (dans l'Algérie orientale) ; à Hammam Meskoutine (près de Guelma); sur un coffre funéraire de Constantine ^ Ce sont, autant qu'on en peut juger, des chapiteaux de cette forme qui