Chabot, Journ. asial., 1921, I, p. 70 et suiv
3. Inscriptions de Maktar, Bordj Hellal, Ain el Kebch : Chabot, Pua., p. 22U et suiv. Inscription des I?eni Oukden : C. r. Acad. Hippone, 1890, p. lxx.
4. C. I. L., VIII, 17 317 (= Chabol. Pan., p. 228); Gsell, Inscr. lat. de V Algérie, I, 137, 138, 141, 143, 147, 152, 153, 136, 162, 168, 169 : entre Souk-Arrhas et La Calle. Ibid., 468 {= C. r. Acad. Hippone, 1895, p. xxii) : prés de Guelma. L'inscription latine Gsell, l. c, 982, dédicace à Hercule, est accompagnée d'une inscription libyque qui n'a sans doute aucun rapport avec elle. Ue môme, pour des inscriptions libyques gravées auprès d'inscriptions latines sur des pierres découvertes à Duperré, dans la vallée du Ghélif, et à Lalla Marnia, près de la frontière algéro-marocaine : Alberlini, Bull, archéol. du Comité, 1923, p. ccxiii-ccxi\ ^C.l.L., YIII, 9 976.
5. Une inscription libyque, tracée par un visiteur sur une colonne du Medracen, mausolée royal, pourrait être de l'époiiue romaine : Moliner-Violle, Rcc. de Constantine, XXVIII, 1893, p. 64 et planche.
6. Doublet, Musée d'Alger, p. 72-73 et pi. VI (= Tissot, Géogr., 1, p. 492, (ig. 31). Masqueray, Bull, de corresp. afric, I. 1882-3, p. 38 (= Tissot, l. c, p. 493, fig. 52). Gsell, Bull, archéol. du Comité, 1901, p. glii-cliv. Basset, C. r. Acad. Inscr., 1909, p. 392. Boulii'a, ibid., 1910, fig. aux p. 791 et 793 (conf. Rev. afric., LV, 1911, pi.
tracées en un relief très plat, inusité dans les milieux romains aux premiers siècles de notre ère, et qu'on attribuerait soit à une époque antérieure, soit à une époque plus tardive, s'il ne s'agissait pas d'œuvres d'artisans indigènes, qui pouvaient rester fidèles à de vieilles traditions. Dans la même région, à Ifri-n- Dellal, près d'Ifira, un grand nombre d'inscriptions libyques furent peintes sur la paroi d'une cavité naturelle, qui servait peut-être de lieu de culte ^; il est impossible de les dater.
L'écriture libyque ne disparut pas avec la fin de l'antiquité. Dans le Sud de TOranie et du Maroc, en Tripolitaine, en Cyrénaïque, et çà et là dans le Sahara, des inscriptions rupestres^, dites libyco-berbères% ont été gravées, d'ordinaire en pointillé. Elles accompagnent souvent des images de chameaux, qui n'ont guère pu être exécutées avant le m" ou le iv" siècle*, et qui, en général, sont sans doute plus récentes.
Cet alphabet s'est même maintenu jusqu'à nos jours dans le désert, parmi les Touareg. Les tifinagh, — tel est le nom qu'on donne aux lettres, — sont connues surtout des femmes, plus instruites chez ces indigènes que chez les autres Berbères. L'usage en est restreint : de caurtes inscriptions peintes ou gravées sur des rochers, tracées sur des bracelets en serpen- \ tine ou sur des boucliers en cuir; des billets laconiques que ': transmettent des méharistes. Jamais les tifinagh n'ont servi '. à écrire des livres. Dans le Maghreb, l'alphabet libyque est depuis longtemps oublié : les rares ouvrages composés en , langue berbère ont été écrits en caractères arabes.
Bien que l'écriture des Touareg dérive de l'ancienne écriture libyque, elle ne saurait, à elle seule, en donner la clef. On peu
à la p. 18, fl». 2 ft 3). — Voir aussi Basset, G. r. Aead. Inscr., liJ12, p. 337-8, pour une autre stèle kabyle à figure et à inscription libyque.
1. Basset, C. r. A."/., 1909, p. .j90-3. Boulifa, Rev. archéoL, 1909, II, p. 387-415.
2. On en a gravé aussi sur des parois de monuments de l'époque romaine : voir Judas, Rev. archéoL, 1862, II, p. 160-161.