‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 119 sur 307 · Conf. Chabot, Pun.. p · texte numérisé non relu

Conf. Chabot, Pun.. p

2. Davantage dans les inscriptions d'iflra. L'alphabet des Touareg a 26 lettres.

3. Ce qui n'était cependant pas une règle absolue : voir Chabol, C.r.Acad. Inscr., 1917, p. 503.

4. C'est de Saulcy qui a eu le mérite d'identifier la plupart des lettres libyques, d'après l'inscription bilingue du mausolée de Dougga. La valeur de quelques autres lettres a été fixée par Halévy, Letourneux et M. Chabot.

déchiffrer beaucoup de noms propres, qui sont connus par ailleurs, les uns puniques, d'autres d'aspect libyque, quelquesuns même d'origine latine. On a aussi retrouvé, entre des noms de personnes lus avec certitude, le mot libyque ou, qui signifie fils, comme en berbère'. Les bilingues de Dougga, où les deux textes, libyque et punique, sont la traduction exacte l'un de l'autre, ont encore fourni quelques groupes de lettres qui répondent à des mots intelligibles dans la partie punique, et qui doivent, par conséquent, avoir je même sens-. L'un d'eux, GLD, dont la signification est « chef, roi », se rencontre dans des dialectes berbères sous la forme aguelUd^.

Ceux qui ont gravé les inscriptions horizontales de Dougga ont pris soin de séparer les mots par des points. Il n'en est pas ainsi ailleurs, si bien qu'on peut être embarrassé pour constituer les groupes de lettres répondant à des mots. Est-il même sûr que, dans une suite de trois, quatre, cinq lettres, on doive toujours chercher un mot dont elles auraient formé les éléments? Dans des inscriptions de la région de Souk-vVrrhas, dans d'autres de l'Algérie centrale, apparaissent souvent des séries de lettres, rangées dans un ordre uniforme*. Il est invraisemblable que ce soient des noms propres, dont l'extrême fréquence ne s'expliquerait pas. Elles peuvent répondre à quelque mot qui serait bien à sa place sur ces stèles, par exemple tombeau. Mais elles peuvent aussi être des abréviations de formules usuelles, analogues aux DMS {Dis manibus sacrum) et HSE {Hic situs est) de tant d'épitaphes latines. Le déchiffrement se heurte à une autre difficulté : comme dans l'écriture punique, les mots, même quand ils ne sont pas abrégés, ne sont représentés que par leur squelette de consonnes; les voyelles sont omises.

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