‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 124 sur 307 · Gonf. t. I, p. 279, n · texte numérisé non relu

Gonf. t. I, p. 279, n

2. Essai de grammaire de la langue lamachek, p. 3. Gonf., entre autres, Bâtes, Easl. X,ibyans, p. 88, n. 1.

3. Gonf. Tissot, Géogr., I, p. 52."). Il n'y a pas lieu d'admettre que les Fenkhou, mentionnés dans des documents égyptiens depuis la X" dynastie, aient été les .Phéniciens : voir Moret et Davy, Des clans aux empires, p. 270, n. 1.

d06 VIE INTELLECTUELLE ET MORALE,

l'alphabet libyque. Mais des relations suivies se sont établies entre les Phéniciens et les Africains dès le xif siècle avant notre ère, sans doute même plus tôt. Et c'est avec les plus vieilles inscriptions phéniciennes*, à lettres anguleuses, que l'écriture li])yque est apparentée : certaines lettres de même son ont exactement la même forme. Pourtant, là encore, les lettres différentes sont beaucoup plus nombreuses que les lettres semblables : il faudrait donc supposer qu'après avoir emprunté l'alphabet phénicien, les Africains l'auraient très largement modifié, n'en retenant que quelques lettres.

Deux autres hypothèses pourraient être présentées.

1° L'alphabet libyque ne dériverait pas directement de l'alphabet phénicien, mais tous deux seraient issus d'un alphabet beaucoup plus ancien-, qui aurait donné naissance à d'autres écritures encore. Ainsi s'expliqueraient la ressemblance générale d'aspect et l'identité matérielle et phonétique de certaines lettres; quant aux différences, elles résulteraient d'altérations et de sélections variables selon les pays : travail de plusieurs siècles. C'est là une théorie soutenue par M. Flinders Pétrie''. Elle n'apporte pas la preuve de l'existence de cette écriture mère et elle se heurte à de fortes objections,, qu'il serait trop long d'exposer ici\

2" Les Africains auraient adopté le système d'écriture des

1. Dont la plus ancienne, dans l'état actuel de nos connaissances, est l'épilaphe d'Ahiram, roi de Gebal; elle date du xiii'' siècle : voir Dussaud, dans Syria, 1924, p. 135 et suiv.

2. On devrait admettre que. le libyque et le phénicien se rattachent à une écriture n'indiquant que les consonnes (et non à un syllabaire), à moins qu'on ne veuille greffer, sur l'hypothèse d'une origine commune du libyque et du phénicien, celle de l'emprunt, par le premier au second, du système d'alphabet limité aux consonnes.

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