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doués crinlelligence et de volonté. Le sentiment de la dépendance créa la religion.
Les Berbères sont, pour la plupart, religieux; ils ont le goût de l'apostolat, ils défendent leur foi avec une véhémence qu'atteste, en particulier, une longue série de troubles et de guerres dans les derniers siècles de l'antiquité et dans ceux qui ont suivi la conquête arabe. Mais, comme ils manquent d'imagination et que leur esprit est peu enclin au mysticisme, leur religion n'est guère sortie du domaine des rites, accomplis avec ponctualité et souvent avec ferveur'.
Certains de leurs ancêtres ont pratiqué la zoolàtrie.
Au Sahara, on constate chez les Touareg des vestiges de totémisme % croyance à la parenté d'un groupe humain et d'un groupe d'une espèce animale', vivant l'un et l'autre sur le même territoire. Mais il n'est pas inadmissible qu'il y ait eu là un emprunt aux nègres du Soudan. Nous avons mentionné * la possibilité de rattacher au totémisme des pratiques que des auteurs anciens signalent chez des peuples de la Berbérie proprement dite : hypothèse que nous avons présentée avec beaucoup de réserve et qui n'a pas été accueillie par M. van Gennep \ Nous reconnaissons que les textes invoqués ne permettent pas une conclusion ferme. Les égards, les soins que des Berbères ont encore pour certains animaux, les scrupules qui les empêchent de les tuer, de se nourrir de leur chair", ne sont nullement des preuves en faveur de cette hypothèse. Du reste, le totémisme n'est pas une religion, s'adressant à des êtres considérés comme supérieurs à leurs prétendus parents humains.
1. Sur la religion des Libyens et des Berbères, voir R. Basset, Rev. de Vhisl. des religions, 1910, 1, p. 291-342 ; 0. Baies, The Eastern Libyans (Londres, 1914), p. 172-209.