B. a. Comité, 1907, p. 277. Dieu africain
14. C. I. L., 2 650 : dédicace par un centurion, qui lassocie à Mercure. Dieu africain?
15. Ibid., 9 906 et 9 907 : dédicaces par des officiers; autre dédicace au même dieu, près de là, à Ain Khial : ibid., 21 704. Dieu africain?? — A cette liste, on peut joindre le dieu Auzius, adoré à Auzia (Aumale). Ibid., 9 014 : « Auzio deo, Genio... coloniae ». Mais il est à croire que c'est le nom du lieu qui a donné naissance au nom du dieu, et non pas l'inverse. — Pour le dieu Masgav[a?], V. supra, p. 131, n. 4.
noms de ces divinités prouvent qu'elles n'étaient pas romaines cependant je ne voudrais pas affirmer que toutes aient été africaines : peut-être plusieurs furent-elles importées par des barbares, venus d'autres contrées, surtout par des soldats au service de Rome.
Tertullien nous fait connaître une Varsutina Maurorum^; Arnobe, des Tisianes et Bucures Mauri - : ces deux noms paraissent être altérés ^ A l'époque byzantine, le poète Corippus mentionne trois dieux adorés par des indigènes qui vivaient, les uns dans le Sud de la Tunisie, les autres en Tripolitaine : Sinifere, que Corippus assimile à Mars^; Mastiman, qu'il a.ssimile peut-être à Pluton^; enfin GurzH, le dieu des Laguatan*^, dont nous avonsdéjà parlé ^ Ce Gurzil pouvait s'incarner.dans un taureau. Il avait aussi des images en bois et en métal * (sous une forme humaine ?).
1. Ad nationcs, II, 8. II la mentionne avec Atargalis Syrorum, Caeleslis Afroruin, etc. i il semble donc que ce soit mieux qu'une divinité locale. Dans le passage correspondant de V Apologétique (24), Varsutina est remplacée par les rois du pays : « ut Mauretaniae reguli sui ».
3. Mais on peut trouver hardie la correction de Saumaise : Titanes et Bocchores^