‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 16 sur 307 · P. ex., chez les Brâber du Moyen- Atlas · texte numérisé non relu

P. ex., chez les Brâber du Moyen- Atlas

2. Hypothèse de Doutlé, En tribu, p. 77. Contra : Laoust, l. c, p. 138.

?. Comme les appelle DouLlé, Magie et religion dans VAfrique du Nord, p. 130. C'est évidemment le cas pour le symbole de la déesse Nît, que portent des chefs libyens au second millénaire avant J.-G. : v. supra, p. 11.

4. Le même nom s'applique à divers bijoux, qui sont des amulettes (conf. injra, p. 35, n. 4).

5. Les tatouages que la plupart des femmes portent, dit-on, au pubis, chez les Brâber, gardent sans doute aussi une valeur prophylactique.

GsELL. — Afrique du Nord. VI. 2

devenus des ornements, plus ou moins usités, bien plus dans les campagnes que dans les villes', et pour les femmes que pour les hommes. Il y a des populations berbères qui s'en abstiennent, d'autres qui en font un usage très restreint-, où les hommes laissent cette sorte de parure aux femmes. Sur le visage, les dessins, sobres et simples, occupent le front, fréquemment aussi, pour les femmes, les joues et le menton, parfois le bout du nez. D'autres peuvent être tracés sur les bras, les poignets, les mains, les mollets, les chevilles, les pieds, sur la gorge des femmes; bien plus rarement ailleurs.

Il convient de distinguer, autant qu'il est possible, les tatouages exécutés en tribu par des femmes, avec un répertoire restreint et une seule couleur, le bleu% et ceux qui sont des œuvres de professionnels, européens, turcs, tsiganes, etc., travaillant en ville ou faisant des tournées : ces gens ont des prétentions artistiques et usent souvent de motifs modernes, non africains. Quant aux opératrices indigènes, elles admettent parfois quelques nouveautés, mais, d'ordinaire, elles se conforment à de vieilles traditions locales, qui assignent aux diverses parties du corps diverses séries d'images. Comme dans le reste de la décoration berbère, les motifs les plus fréquents sont des figures géométriques très simples : des points, des cercles, des combinaisons rectilinéaires, croix, chevrons, triangles, losanges, peignes. Il se peut que certaines de ces images aient été primitivement empruntées au règne végétal ou au règne animal \ Cependant, les femmes mêmes qui les exécutent machinalement et qui les combinent de différentes

1. vSauf dans les bas-fonds des villes, ce qui n'a rien à voir avec les vieilles coutumes berbères.

2. P. ex., à Djerba, au Mzab, k Figuig. Pour des différences à cet égard entre des tribus voisines, dans le Maroc occidental, voir Doutté, Merrâkech, p. 246^ 313-4. Les nomades, en général, se tatouent plus que les sédentaires.

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