Conf. infra, p
manières, n'en savent rien, tant les déformations et les contaminations ont été profondes.
Et, dans tout cela, nous ne trouvons aucun repère chronologique '. Sur des tatouages tunisiens, on a voulu reconnaître le signe dit de Tanit-, symbole punique de la divinité^; mais c'est là, sans doute, une illusion *. Des étoiles enfermées dans un croissant pourraient aussi faire penser à des emprunts aux Carthaginois ; mais elles ne se voient que dans des répertoires de professionnels : elles sont apparemment d'origine turque. En somme, si la haute antiquité de la majeure partie des tatouages berbères n'est guère douteuse, elle ne saurait être démontrée dans l'état actuel de nos connaissances^.
Sur des monuments égyptiens, depuis une époque très lointaine ", mais surtout dans la deuxième moitié du second millénaire avant J.-C. \ des Libyens se reconnaissent à une particularité de leur coiffure : ils portent une longue mèche, plus ou moins épaisse, on bien une natte, qui retombe sur l'épaule, en passant en avant de l'oreille, plus rarement audessus ou en arrière. Ces hommes étant représentés de profil,
1. Derlholon (dans Assoc. franc, pour l'avanc. des sciences, Tunis, 1896, I, p. 201) a cru à l'origine égéenne de ces tatouages. Mais les arguments qu'il a donnés ne sont nullement convaincants.
2. Vercoutre, G. r. Acad. hier., 1893, p. 71. Gonf, Berger, Rev. d'assyrioL, III, p. 37 et suiv.