Mùller, Numism., III, p. 60, n
7. Millier, L c, p. 65, n"' 75-76 : monnaies qu'il attribue, sans doute à tort, à Gadiaufala (« Gazauphala »). — Une tête de femme tourelée, accompagnée du nom Caesarea, se voit aussi sur des monnaies de Juba II (t. VIII, 1. II, ch. n, S IV). Il s'agit de la capitale de ce roi. Conf. peut-être encore Mûller, III, p. 138-9, n"' 211-2 : monnaies à légende latine, attribuées par Miiller à Gœsarea.
Les dieux locaux pouvaient se passer d'images : ils étaient présents à leurs adorateurs, soit quand ils revêtaient une forme matérielle, par exemple le corps d'un animal vivant, soit quand, restant invisibles, ils résidaient à l'endroit qu'ils avaient élu et où ils se laissaient aborder par les hommes. Cependant, dès l'âge préhistorique, on traça sur des rochers des figures de béliers sacrés : nous avons dit pour quelle raison'.
Aux yeux des Phéniciens ^ et de beaucoup d'autres peuples, des pierres dressées, brutes ou taillées, étaient des séjours de prédilection pour les esprits divins. Nous ignorons si les Libyens ont eu la même croyance avant le temps oîi ils purent subir des influences phéniciennes \ Nous ignorons également si c'est aux Phéniciens, ou à d'autres, qu'ils ont emprunté l'idée de donner à la pierre dressée la forme d'une idole.
Une sorte de colonnette, se terminant par une tête de bélier, a été découverte en plein Sahara, à Tamentit*. C'était sans doute une pierre sacrée, et l'on peut supposer qu'elle appartenait à un culte introduit dans le désert par des Berbères, fidèles à la zoolàtrie de leurs lointains ancêtres. Malheureusement, la date de ce monument est inconnue. De même, pour d'autres pierres oblongues, trouvées aussi dans le Sahara, gros cailloux roulés^ qu'on avait évidemment choisis pour les dresser; à la partie supérieure, ont été sculptés, en léger relief et de la façon la plus rudimentaire, l'ovale d'un