‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 198 sur 307 · Les angles sont souvent arrondis · texte numérisé non relu

Les angles sont souvent arrondis

2. Rarement en dos d'âne : Deyrolle, B. Sousse, I, 1903, p. 168, 169; II, 1904, p. 81, 96; VI, 1908, p. 112.

3. Martin, B. a. Comité, 1915, p. xcvi (Chaouach). Chenel, R. tunis., III, 1896, p. 267 (Khoumirie). Deyrolle, B. Sousse, II, 1904, p. 43, 46 (îlot près de iMonastir). Gsell, Moniim., I, p. 37 (Gastal).

4. En Tunisie : V. Guérin, Voyage archéol. dans la Régence de Tunis, II, p. 28, 36, 237; Gagnât, Arch. Missions, 3" série, XI (1885), p. 143, et XIV (1888), p. 74, 128; Barry, iB. a. Comité, 1886, p. 484-5; Bertholon, Bull, de géogr. histor. du Comité, 1891, p. 481 et suiv. ; Toutain, B. a. Comité, 1892, p. 198; Chenel, ibid., 1894, p. 364-5, et R. tunis., III, 1896, p. 266-8; Carton, Découv., p. 368-382; Toussaint, B. a. Comité, 1898, p. cxvii, et 1901, p. cxl, cxli; Gagnât (d'après Hovart), ibid., 1901, p. clviii- CLix; Carton, dans L'Anthropol., XIV, 1903, p. 16-24; Deyrolle, Bull, de Sousse, I, 1903, p. 59-68, 166-170; II, 1904, p. 44-46, 80-85, 96-97, 154-8, 174-5; VI, 1908, p. 111-2; le même, Bull, de la Soc. d'anthropol., 1904, p. 390 et suiv., et Bull, de la Soc. préhistor., VI, 1909, p. 311-2 ; Gauckler, Nouv. Arch. Missions, XV (1907), p. 3S5; ' Martin, B. a. Comité, 1915, p. xcvi-xcvii II y en a aussi dans l'île de la Galite : Toutain, Mélanges de l'École de Rome, XI, 1891, p. 454-6; Toussaint, B. a. Comité, 1901, p. cxl; Poinssot et Lantier, ibid., 1925, p. xcv-xcvi. —En Algérie : Gsell, Mon. ant., I, p. .36-40; le même. Texte explicatif de Delamare, Archéol., p. 64; .Pallary, Instructions, p. 74-75; Jacquot, Rec. de Constantine, L, 1916, p. 210-1 ; Bosco, ibid., LU, 1919-1920, p. 241 et suiv. — Au Maroc, à Taza et à Fès : Campardou,^ JBull. d'Oran, 1917, p. 302-6; 1921, p. 179.

Nous savons que des populations berbères ont conservé, dans les temps historiques et jusqu'à nos jours, la coutume de vivre dans des grottes, dont beaucoup sont artificielles '. (]es demeures doivent, naturellement, être assez grandes pour qu'une famille puisse s'y mouvoir et s'y coucher. Il y a des haôuanet antiques qui ont les dimensions nécessaires à des habitations. Mais il n'est pas douteux que la plupart de ces chambres n'aient été des sépultures. La chose est évidente pour celles où un homme vivant ne peut s'étendre. Et aussi pour celles où l'on constate que la dalle fermant la baie était appliquée extérieurement. De même, pour les cellules dont l'accès exige une échelle. Presque toutes les haôuanet ont été violées et sont vides; pourtant, dans quelques-unes, on a trouvé des ossements humains -, qui y furent, semble-t-il, déposés lors d'ensevelissements anciens.

Les Phéniciens ont creusé dans le roc des caveaux funéraires, auxquels ils ont presque toujours donné une forme rectangulaire ^ Mais ce qui distingue nettement ces sépultures des haôuanet, c'est qu'elles sont souterraines. On y descend par une ouverture horizontale, bouche d'un puits plus ou moins profond, sur lequel s'ouvre la chambre. La tombe phénicienne est un hypogée où le mort est enfoui, la hanout, avec sa baie verticale, ressemble à une habitation. Les deux conceptions sont très différentes : il n'y a pas de motifs de croire à un emprunt des autochtones aux colons venus d'Asie. Dans des cimetières de l'intérieur des terres, des haôuanet sont mêlées à des dolmens, monuments indigènes. Et si, dans plusieurs lieux maritimes où les Phéniciens s'établirent, on creusa, derrière des parois rocheuses, quelques chambres, qui dépourvues de puits, s'ouvrent directement sur le dehors par une baie verticale % ce fut peut-être à l'exemple des sépultures libyques.

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