P. ex., Thomas, Recherclœs, p. 21 et suiv
3. Voir, entre autres, Féraud, R. Constantine, VII, 1863, p. 222 (Ras el Ain Bou Merzoug); Bourguignat, Hist. des monum. mégalith. de Roknia, p. 23 et suiv.; icard, B. Sousse, lll, 1905, p. 223 (Dougga).
deux', plus souvent encore, comme tant de dolmens d'Europe, un nombre plus élevé, hommes, femmes, enfants; par exemple, de quatre à sept aux Béni Messous, de quatre à dix à Gastal, davantage même en d'autres lieux-. A Dougga, un dolmen en contenait une trentaine'; à Sila, on en a compté jusqu'à quarante*. A Magraoua, les ossements de trente à cinquante individus remplissaient des chambres construites en pierres sèches ^ D'ordinaire, les chouchet renferment aussi des restes de plusieurs morts''. On n'en rencontre guère plus de deux dans les tumulus qui ne sont pas à sépulture unique.
Ces ensevelissements multiples ont-ils été simultanés ou successifs? La première hypothèse est admissible quand on constate que deux corps ont été placés l'un à côté de l'autre, au même niveau, soit clans le même sens, soit, — ce qui arrive parfois, — tête-bêche '. Elle est admissible aussi quand la tombe a été construite de telle manière que, pour l'utiliser à nouveau, on eût dû la démolir, ou qu'on eût risqué l'écroulement de la case, là où une des quatre parois n'était pas mobile. Il importe que lesfouilleurs fassent à cet égard des observations attentives.
Au contraire, nous pouvons ou devons admettre des ensevelissements successifs dans les dolmens dont l'un des côtés se rouvrait facilement, sans que la solidité de l'ensemble fût compromise. De même, dans les cases trop exiguës pour avoir pu
1. Cas fréquent dans les dolmens de Roknia : Bourguignat, l. c. Dolmens à deux squeleUes à Ain el Bey : Thomas, l. c, p. 7, 9, 11; à Ras el Ain Bou Merzoug : Gsell, Monum., I, p. 26; à Guelaa Bou Atfane : Cartairade, Assoc. franc., Alger, 1881, p. 1152; etc.
2. Faidherbe en a trouvé sept ou huit dans un dolmen de Roknia, fort exigu (B. Hippone, IV, p. 33 et 44). il a observé {ibid., p. 32) que c'est dans les petites cases qu'on rencontre le plus de morts; dans les grandes, il n'y en a qu'un ou deux. Les pauvres gens étaient sans doute réunis par raison d'économie. — Ossements de onze morts au moins dans un dolmen d'Ain el Bey : Thomas, l. c, p. 8. Etc.
3. Icard, B. Sousse, III, p. 254 : « disposés par couches, sans ordre ».