Denis, B. a. Comité, 1893, p
6. Voir, entre autres, de Boysson, R. Conslanline, XIII, 1869, p. 625-6, 627, 629.
7. Pothier, Ft. d'ethnogr., V, 1886, p. 311. Petit, B. Oran, 1905, p. 288.
contenir, à l'état de cadavres pourvus de leurs chairs, tous les morts qu'on y retrouve. Dans celles aussi oîi, comme nous le verrons, un corps, replié ou étendu, occupe le centre du réduit, tandis que des ossements d'autres individus sont accumulés en désordre sur les côtés et dans les coins. De même, enfin, quand les morts sont couchés par étages, que séparent des lits de terre, de sable, de pierraille : fait observé dans quelques dolmens de Berbérie ' et dans les sépultures à cheminée du Sahara.
Et, quand l'hypothèse d'ensevelissements successifs est plausible, il est permis de penser que nous sommes en présence de sépultures de famille : on aura voulu prolonger dans la mort la communauté d'existence des vivants.
La disposition et l'état des ossements indiquent divers rites funéraires.
Très fréquemment, le corps a reçu une attitude plus ou moins repliée. C'était là une coutume fort ancienne : on la constate dès la fin de l'époque paléolithique dans des abris sous roche'-. On la retrouve dans une foule de sépultures plus récentes, tumulus, dolmens, cromlechs, chouchet. Là où les restes humains ont disparu, l'exiguïté de la tombe interdit souvent de croire qu'elle a contenu un corps allongé, du moins un corps d'adulte; il faut donc supposer, soit que le cadavre était replié, soit que les ossements avaient perdu leur connexion squelettique "'. Au v'' siècle avant notre ère, Hérodote* dit que les Nasamons « enterrent leurs morts assis, en prenant soin,
1. P. ex., dans un dolmen de Rokuia, où une couche d'humus séparait deux couples : Bourguignat, l. c, p. 28 (conf. p. 31).
2. Voir t. I, p. 270 (abris de Lalla Marnia, où des squelettes ont les jambes repliées). Dans une escargotière de Châteaudun-du-Rummel, un mort a paru avoir été enseveli dans une posture très repliée : Debruge, /?. Constantine, LV, 1923-4, p. 131 et suiv. Mais, vu la position des os (ibid., iig. à la p. 132), il me semble bien difficile d'admettre l'inhumation d'un cadavre ayant conservé ses connexions anatomiques. S'agit-il de restes d'un corps coupé en morceaux??