IV
quand un homme rend l'âme, de le tenir sur son séant et 4'empêcher qu'il ne meure couché sur le dos ». Des morts recoquillés se rencontrent dans des hypogées de type phénicien, sur la côte orientale de la Tunisie, sépultures que leur mobilier assigne aux iif -ii^ siècles avant notre ère ' ; dans un caveau de Téboursouk qui date approximativement du milieu du i""" siècle ^ ; dans des tombes contenant des monnaies carthaginoises et numides, des poteries puniques et romaines ^ Cette attitude est usuelle dans les tumulus du Sahara*, qui sont d'époque relativement récente^, et c'est l'Islam qui l'a fait abandonner aux Touareg. Au xiv'^ siècle après J.-C, un auteur arabe. Et Tidjani", écrit, au sujet d'une peuplade de la Tripolitaine : « Ils enterrent leurs morts dans de vastes cavernes, qu'ils creusent dans le roc. Ils donnent à ces morts la position assise et disent, lorsqu'un des leurs meurt et laisse un fils, que ce dernier ne cessera pas d'être puissant et considéré, tant que le cadavre de son père ne sera pas tombé à terre. » Il se peut même que, 'dans l'oasis de Koufra, au Sud de la Cyrénaïque, on ait jusqu'à nos jours enseveli des morts dans une posture repliée ^
Dans les vieilles sépultures africaines, cette posture n'est pas uniforme. Quelquefois, les jambes seules ont été ployées. Le plus souvent, les genoux sont ramenés vers le haut du torse, de manière à atteindre presque le menton, tandis que les talons touchent le haut des cuisses. Fréquemment, les bras sont aussi pli^s % — parfois croisés, — et les mains placées en avant des