‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 255 sur 307 · Gonf. supra, p · texte numérisé non relu

Gonf. supra, p

Perse. D'ordinaire, on les couchait dans leur tombe; parfois, cependant, on les y asseyait. Mais ce rite a commencé à devenir rare dans les pays européens à l'âge du bronze * ; s'il n'était pas encore complètement oublié en Espagne au début de l'âge du fer^, il avait disparu depuis longtemps de la péninsule au m' siècle, époque des plus anciens tombeaux berbères que l'on puisse dater. On ne saurait admettre qu'il ait été d'introduction récente dans l'Afrique septentrionale; du reste, ici, comme en Europe, nous avons des preuves du repliement des jambes dès une antiquité très reculée ^

La même conclusion s'impose pour l'usage d'enfouir pêlemêle des restes d'un ou de plusieurs morts. Il a été pratiqué ailleurs, soit qu'on dépeçât les cadavres, soit qu'on déposât dans la tombe des ossements décharnés. Pour ne mentionner que des pays proches de la Berbérie, nous le rencontrons en Espagne dès l'époque néolithique, en Egypte dès le quatrième millénaire avant J.-C. Mais, dans ces contrées, on y avait renoncé depuis des siècles au temps où il est attesté chez les Berbères.

Quant à la coutume de colorer les morts en rouge, — ou de mettre à leur disposition le moyen de le faire eux-mêmes, — nous pouvons constater qu'elle est très vieille en Afrique \ En Europe, elle apparaît dès l'époque quaternaire. Elle y devint fréquente aux époques néolithique et énéolithique; puis elle fut abandonnée : on en a encore des exemples en Espagne à l'âge du bronze, avant le premier millénaire ^

1. Sauf pour les sépultures en jarre. Ce mode d'ensevelissement ne se rencontre pas en Afrique avec des corps repliés.

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