De virgin. veland., 10 : « pennas Garamantura
berbère', et il marque nettement qu'il s'agit d'un insigne, distinguant du menu peuple les gens de qualité ^ On ne sait, du reste, si cet insigne était constitué par une ou deux plumes dressées, ou par un panache abondant; si même c'étaient vraiment des plumes d'oiseau*, et non des imitations : des Sardes, quelques siècles plus tôt, portaient des plumes en or et en argent, dont quelques-unes se sont retrouvées dans des sépultures *.
. Au temps de Corippus, certains indigènes, renonçant à aller tête nue, avaient adopté une coiffure que ce poète appelle palla ^ : c'était une pièce d'étofîe en lin, qui couvrait et serrait la tête, en s'entortillant % et qu'un nœud solide maintenait. Ce qui ne nous permet pas de dire en quoi elle consistait exactement, si elle était disposée comme un turban, si l'attache était formée d'une corde indépendante de l'étofTe et enroulée autour d'elle, ou bien si c'était un nœud de cette étoffe, fait soit sous le menton '', soit ailleurs.
D'autres indigènes portaient des bonnets : sur un bas-relief d'assez basse époque (iv^ siècle?), enlevé à un mausolée de Ohirza, en Tripolitaine, et transporté à Constantinople % deux
1. Joh., V, 264, 328; VII, 419, 510 (où il applique cette épithète à un Nasamon : coQf. supra Dion); VIII, 543. |