‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 39 sur 307 · Joh., II · texte numérisé non relu

Joh., II

... liiitca taetnim Palla caput stringit, nodo suflulta tenaci. j

Ibid., VIII, 192 :

... implicitae Maurus velaminc pallac.

Voir encore V, 112, où cette palla est placée sous un casque.

6. Conf., pour les Nubae, Éthiopiens de la vallée du Nil, Silius Italiens, III, 271 :

Tornpora muUiplif i mos est defendere lino.

7. Comme le croit Partsch, Die Berbern in der Dichtung des Corippus, dans Satura Viadrina (Breslau, 1896), p. 29.

8. Tissot, Gcogr., I, fi». à la p. 495. Mendel, Catal. des sculptures des Musées ottomans, II, p. 67, n" 304 et fig.

personnages se montrent coilTés d'un bonnet conique, qui était peut-être de tradition phénicienne ^ Parmi les insignes remis aux chefs des tribus, lors de leur investiture, Procope^ mentionne un bonnet d'argent, qui ne couvrait pas toute la tête, mais que des bandelettes, également en argent, maintenaient de tous côtés, comme une couronne : ce n'était donc pas une coiffure d'usage pratique. Nous n'avons aucune preuve de l'emploi, dans l'antiquité, de ces chapeaux à vastes bords, faits avec des fibres tressées de palmier nain, qui servent aujourd'hui de protection contre les ardeurs du soleil estival.

Une Libyenne, représentée sur un monument égyptien de la fin du second millénaire, est coiffée d'un petit bonnet rond % tandis que les Libyens orientaux de la même époque ont la tête nue. On n'a pas de renseignements sur les coiffures que portaient les femmes numides et maures, si elles en portaient ^

Les Touareg, — les hommes, non les femmes, — se couvrent le visage, sauf les yeux, d'un voile noir ou bleu foncé, le litam. C'est probablement une erreur ^ d'y reconnaître un moyen de préserver la vue de la réverbération, et les voies respiratoires des poussières de sable. Il s'agit, sans doute, ou, du moins, il s'agissait autrefois, de protéger contre des influences malfaisantes les narines et la bouche, « portes du souffle, c'est-àdire de l'âme » ^ Nous savons que le litam était déjà usité chez les Berbères du Sahara au xf siècle, lorsque les Almoravides, ces « guerriers voilés », sortirent du désert pour s'élancer à la

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