‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 92 sur 307 · XVII, 3, 7 (d'après Posidonius · texte numérisé non relu

XVII, 3, 7 (d'après Posidonius

2. Salluste, Jug., XIX, 5; LXXX, 1; LXXXIX, 7-8. Strabon, XVII, 3, 19. Pomponius Mêla, 1, 41-42.

3. II. Basset {Rev. afric, LXII, 1921, p. 349 et suiv.) a montré avec raison que Carthage a fort peu contribué aux progrès industriels des indigènes.

C'est dans les villes que la civilisation s'est développée en Berbérie aux temps historiques, civilisation d'emprunt, plus brillante que solide, tour à tour punique, romaine, musulmane. Elle ne s'est guère répandue en dehors des cités. D'où le contraste, souvent violent, entre les populations urbaines et les populations rurales, entre les mœurs plus ou moins policées et la barbarie ou la demi-barbarie presque immuables : cette opposition est un des caractères évidents de l'histoire de l'Afrique septentrionale.

A l'époque que nous étudions, la civilisation punique dominait dans les villes.

Il ne pouvait en être autrement dans les anciennes colonies phéniciennes et carthaginoises du littoral. Si les gens d'origine indigène y étaient nombreux, peut-être plus nombreux que les descendants des colons, ils avaient adopté les mœurs étrangères; ils les conservèrent, même quand l'autorité des. rois remplaça celle de Carlhage. D'ailleurs, la vie commune et surtout des mariages avaient à peu près fondu les éléments divers qui constituaient la population de ces villes'.

Quelques traits révélaient cependant des traditions ou des influences africaines : certaines altérations de la langue punique, parlée par tous -, la fusion de divinités orientales et de dieux indigènes^; çà et là, des rites funéraires non phéniciens, mais en usage depuis longtemps chez les autochtones \ Il en était sans doute.de même dans la vie matérielle, dans le costume, la nourriture, le mobilier^.

Page 1