Voir t. IV, p. 432 et suiv.; ici, p
5. Quelques poteries berbères dans des tombes puniques : supra, p. 65, n. 2.
D'autres villes, à la fondation desquelles les Phéniciens et. les Carthaginois n'avaient pas pris part, s'ouvrirent, elles aussi, à la civilisation punique, surtout dans la Numidie orientale. On ne cessa pas d'y parler la langue indigène, mais le punique s'y implanta et servit au.K relations commerciales, y devint même la langue officielle, soit auprès du libyque, comme à Thugga ', soit probablement sans partage, comme à Cirta-. Dans la première de ces villes, des noms phéniciens apparaissent, en minorité, auprès de noms libyques, sur des inscriptions puniques et libyques datant de l'époque royale'; dans la seconde, ils figurent presque seuls sur des inscriptions puniques^ : preuve que, sinon le peuple, du moins la bourgeoisie, qui fit faire ces ex-voto, avait très largement adopté la langue carthaginoise. Les mêmes pierres attestent qu'elle avait également adopté les principaux dieux de Carthage ^ H y a donc lieu de croire, même en l'absence de témoignages directs, que, dans d'autres domaines de la vie urbaine, la civilisation punique prit une place importante.
Dans ces villes où s'élevaient des édifices publics et des demeures confortables'"', les industries du bâtiment devaient nécessairement se développer. La dédicace libyco-punique d'un mausolée de Dougga mentionne, après trois hommes qui ont, autant qu'il semble, dirigé les travaux ^ leurs collaborateurs (dans le gros œuvre?), au nombre de trois, puis deux charpentiers, enfin deux fondeurs en fer^ Le mausolée, aujourd'hui restauré, qui se voit en ce lieu, et le mausolée du Kliroub, auprès de Constanline ^, sont fort bien bâtis et font