Ennius l'a employé (Ann., 224, 2" édit. Vahlen
2. Nojxâôe;, appelés ainsi à cause de leur genre de vie : Strabon, II, 5, .33, et XVII, 3, 15. C'est aussi l'opinion du plus grand nombre des auteurs modernes. De même, la plupart d'entre eux rattachent le latin Numidae au grec Notjiâôe? : voir Gsell et Joly, Khamissa (Alger-Paris, 1914), p. 14, n. 3.
3. Hypothèse admise par quelques savants : Letourneux, apud Ragot, Rec. de Constantine, XVI, 1873-4, p. 122; Rinn, Rev. afric, XXIX, 1885, p. 243; Cat, Maurét. Césarienne, p. 60, n. 1. Mais je ne puis adopter les arguments linguistiques qu'ils invoquent.
4. Conf. Pline l'Ancien, V, 22 : « Numidia... Metagonitis terra a Graecis appellata, Numidae vero Nomades a permutandis pabulis. »
5. Une gens Numidarum dans la région de Khamissa (Algérie orientale) : Gsell, Inscr. lai. de V Algérie, I, p. 115. Une autre gens Numidarum bien plus à l'Ouest : C. /. L., VIII, 8 813 et 8 814.
6. Dans ce cas, on pourrait supposer qu'à une époque indéterminée, cette tribu avait exercé son hégémonie sur de vastes territoires : conf. supra ce que nous avons dit des Masœsyles, des Massyles et des Maures. On pourrait même s'efforcer de découvrir une ombre de vérité dans le récit du roi Hiempsal (Salluste, Jug., XVIII). A des nomades, qui, pour cette raison, se seraient appelés eux-mêmes Nomades et qui seraient venus de la côte océanique du Maroc, il attribuait la
la preuve, soit par les Grecs, ou, avant les Grecs, par les Carthaginois '.
Ce sont là des hypothèses bien fragiles. Mais il est certain que le nom NoixàSeç, Numidae, a été appliqué par divers auteurs à tous les indigènes de l'Afrique du Nord, à l'exception des habitants du territoire punique, puis de la province romaine, appelés A'iêue; et Afri. Diodore de Sicile^ (d'après Timée?) dit que les Noijiàoe;, à la fin du iv' siècle, occupaient une très grande partie de la Libye, jusqu'au désert. Salluste appelle Numidae les gens de Capsa (Gafsa), au Sud de la Tunisie % les indigènes qui vivaient à Leptis la Grande, entre les deux Syrtes*. Hannibal, dans une inscription grecque^ et d'autres® qualifient les Maures de Numides^
Cependant ce nom prit un sens plus restreint. Des Gétules et des Maures, qui occupaient, les premiers l'intérieur du pays, les seconds le Nord du Maroc, on distingua les Numides proprement dits^, habitants de la contrée, voisine du littoral,
conquête de la contrée dont le nom, Numidia, aurait été emprunté au leur. Naturellement, il faut laisser de côté la légende qui fait de ces conquérants des Perses mélangés à des Gétules, et l'absurdité qui leur impute l'adoption d'un nom pris à la langue grecque. Ce serait Hiempsal qui, après d'autres, aurait expliqué par le grec un nom indigène.
1. Hannibal se servait du terme NopLaôs; dans la partie grecque d'une inscription bilingue {v. infra, n. 5). Mais, comme nous ignorons ce qu'il y avait dans le passage correspondant de la partie punique, nous ne pouvons tirer aucune conclusion de ce texte en ce qui concerne les Carthaginois.