‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 106 sur 319 · Ibid., LXXVllI · texte numérisé non relu

Ibid., LXXVllI

5. Polybe, III, 33, 15. Hannibal y indiquait parmi les No[i,âôeç, non seulement les Maa-j/.coi et les MaaataûXtoi, mais encore les Many.oïot (dont la position est inconnue : v. supra, p. 86) et les Majpojaioi, voisins de l'Océan.

6. Tite-Live, XXIV, 49, 5 : « Maurusios Numidas ». Bocchus, qui était roi des Maures, est qualifié par Plutarque de Nofjiâi; (Marius, 32), de roi des Noî^âSeï; (Sylla, 3). — Appien {Bell, civ., I, 42, et II, 44) parle de No(iâÔ£? MaupoOo-'.oi et de Maupo-j(7tot Nonâôcî, mais, dans ces deux passages d'un auteur du n" siècle après J.-C, le mot Ma-jpojo-ioi paraît être pris dans le sens étendu qu'on lui donna sous l'Empire (v. supra, p. 94-95) : il s'agit de Numides faisant partie des Maures, et non de Maures faisant partie des Numides.

7. On peut supposer qu'Ératosthène {apud Strabon, III, 5, 5) plaçait la rive africaine du détroit de Gibraltar dans le pays des Nofidtôeç; conf. t. II, p. 150.

8. Pour la distinction entre les Numides, les Maures et les Gétules, voir Salluste, Jug., XIX, 4-5 et 7; LXXX, 1 et 6. Pour celle des Numides et des Maures, Diodore

qui était comprise entre le royaume maure et la province carthaginoise. Au iif siècle, c'étaient les sujets des souverains masaesyles et massyles; ceux-ci sont qualifiés les uns et les autres de rois des Numides, du moins dans des textes grecs et latins*, car rien ne prouve qu'ils aient eux-mêmes pris ce titre ^. Le royaume masaesyle ayant cessé d'exister et les rois massyles ayant étendu leur domination depuis la Moulouia jusqu'à Tabarca, tel fut le pays qu'on appela désormais Numidia^. Nous avons indiqué* qu'il fut ensuite partiellement annexé au royaume maure, dont les Romains firent, en 42 après J.-C, leurs deux provinces de Maurétanie : du côté de l'Ouest, la limite de la Numidia devint l'Ampsaga^ Le nom de Nutnidae recula jusque-là devant celui de Mauri, qui même déborda bien plus loin vers l'Est ^, sans cependant faire disparaître celui de Numidae dans la contrée à laquelle les Romains conservèrent le nom officiel de Numidia.

Comme on le voit, ces noms, NojjLàoeç et Numidae, pourraient être d'origine indigène, — ce que je ne veux pas affirmer, —

de Sicile, XIII, 80, 3; Justin, XIX, 2, 4; Strabon, II. 5, 33 (sans doute d'après Posidonius); Pompoaius Mêla, I, 22; Appien, Lib., 106; etc.

1. Pour Syphax, voir Tite-Live, XXIV, 48, 2; Appien, Iber., 15. Pour Masinissa, Polybe, XXXYI, 16, 1 (édit. Bûttner-Wobst; alias XXXVII, 3); Salluste, Jug., V, 4; Justin, XXXIII, 1, 2, et XXXVIIl, 6, 4. Dans Tite-Live (XXX, 12, 13), Sophouisbe dit à Masinissa : « Numidarum nomen quod tibi cum Syphace commune fuit. » Pour Gulussa, Polybe, XXXVIII, 7, 1 {alias XXXIX, 1). Pour Micipsa, Appien, Iber., 67. Pour Jugurtha, Salluste, V, 1 ; Appien, Bell, civ., I, 42 ; Dessau, Inscr. lat. sel., 56; etc.

2. Micipsa est qualifié, non de roi des Numides, — qui tous étaient ses sujets, — mais de roi des Massyles, sur une inscription néopunique de Cherchai : v. supra, p. 101, n. 5.

3. Nom qui dut être en usage chez les Latins dès l'époque de Masinissa. No(iaSia dans Polybe, XXXVI, 16, 7.

5. Pline l'Ancien, V, 22. Brouillant les époques, l'auteur qu'a copié Pomponius Mêla (1, 29; 30; 33) donnait pour limites à la Numidia la Mulucha à l'Ouest, l'Ampsaga (ou le cap Métagonium) à l'Est; il faisait commencer VAfrica à cette seconde limite. La première était celle qui avait jadis séparé les royaumes des Maures et des Numides, la seconde, celle de l'Afrique romaine après Jules César (coaf. supra, p. 22, n. 7). En fait, dans cette Africa, le nom de Numidia resta attaché à la région comprise entre l'Ampsaga et la Tusca (près de Tabarca).

Page 1