Voir surtout Tissot, /. c, I, p
blance de mots que d'invoquer les Suburbures\ grande tribu numide aux premiers siècles de notre ère. Les Barbares d'un auteur de basse époque - étaient probablement, en réalité, des Bavares, nom d'une autre tribu dont les fractions étaient éparses dans diverses régions ^ Que signifie Barbari dans la dénomination j9romow/ormm Barbari, cap qu'un routier romain, l'Itinéraire d'Antonin*, indique sur la côte du Rif? Nous l'ignorons : peut-être ce nom est-il altéré; en tout cas, rien ne prouve qu'il se rapporte à une tribu. Le nom de Béni Barbar^ qui est donné aux habitants du djebel Ghechar (à l'Est de l'Aurès) et qu'ils acceptent, celui de Brâber^ attribué aux montagnards du Moyen-Atlas et du Haut-Atlas oriental, au Maroc, mais non adopté par eux, ne datent pas, à notre connaissance, de temps reculés : ce sont sans doute des applications régionales du mot latin barbari ^, du terme arabe Brâber.
Ce dernier vient précisément de barbari. Telle est l'opinion de nombreux érudits % et elle nous paraît justifiée.
Barbants est un mot emprunté par les Latins au grec [iàpêapo;, qui est d'origine indo-européenne ^ Il désigne ceux qui parlent des langues autres que le grec et le latin, et, dans un sens plus large, ceux qui sont étrangers à la civilisation gréco-romaine : par conséquent, des gens restés dans un état d'infériorité. Une foule de textes, depuis Salluste et l'auteur du
1. Telle est. l'orthographe des inscriplions : voir Gsell, Allas archéol. de r Algérie, f 17 (Conslantine), n" 214 (conf. f 16, Sétif, n° 468); le même, dans Bail, archéol. du Comité, 1917, p. 342. Peut-être identiques aux Sabarbares de Pline (V, 30) et aux SaêoiJpSoupeç de Ptolémée (IV, 3, 6, p. 640).
2. Julius Honorius, dans Riese, Geogr. Lat. min., p. 53 et 54.
3. Voir Gsell, Rec. de Conslantine, XL, 1900, p. 116-7, et Bull, archéol. du Comité, 1907, p. ccxxix.