‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 153 sur 319 · Voir t. VIII, 1. I,ch. ii, § I · texte numérisé non relu

Voir t. VIII, 1. I,ch. ii, § I

4. Juba, dit l'auteur du Bellum Africum (XL VIII, 1), sort de son royaume » cum tribus legionibus equitibusque frenatis DGCG, Nuraidis sine frenis peditibusque lavis armaturae grandi numéro ■>. Il s'agit, d'une part, de troupes régulières, d'autre part, de contingents.

5. Syphax promet aux Carthaginois de lever toute la iuventus de son royaume : Tite-Live, XXX, 7, 11; voir aussi ibid., XXX, 11, 4.

6. Lacumazès, roi des Massyles, et son tuteur Mazœtulle opposent à Masinissa 15 000 fantassins et 10 000 cavaliers; mais une partie de ces forces leur a été fournie par Syphax : Tite-Live, XXIX, 30, 9. Masinissa réunit environ 20 000 cavaliers : Appien, Lib., 11, dans un récit sans valeur (conf. t. III, p. 196, n. 1). En 205, rentrant dans son royaume d'où il a été chassé, il rassemble en quelques

il n'est pas invraisemblable que, dans quelques guerres, cinquante mille hommes, et même davantage, aient été réunis.

Les arsenaux et les haras royaux ne sont pas assez remplis pour équiper une telle foule ' : cavaliers et fantassins viennent avec les armes qu'ils possèdent, des javelots, un coutelas, un petit bouclier ^ les cavaliers sur leurs propres chevaux, qui n'ont pas de mors \

Ces soldats d'occasion sont doués des qualités de leur race, sobriété, endurance, agilité et, quand il le faut, courage. Mais ils ont un armement trop sommaire; ils manquent de discipline et de cohésion; dans les batailles, ils sont peu redoutables à des adversaires bien armés, qui ne s'émeuvent pas de leurs attaques tumultueuses et savent garder leurs rangs \ Faire leur éducation militaire est chose malaisée^ et, d'ordinaire, on n'en a guère le temps. Quand ils ne sont pas retenus par l'espoir du butin, ils désirent ardemment retourner chez eux. Ils désertent aussitôt qu'ils en trouvent l'occasion, surtout dans la confusion

jours 6 000 fantassins et 4 000 cavaliers : Tite-Live, XXLK, 32, 13. Syphax rejoint, en 204, les Carthaginois avec 50 00) fantassins et 10 000 cavaliers : Polybe, XIV, 1, 14; Tite-Live, XXIX, 35, 11. En 202, Masinissa, qui vient de recouvrer son royaume, amène à Scipion 6 000 fantassins et 4 000 cavaliers : Polybe, XV, 5, 12. En 150, il commande une armée de plus de 50 000 hommes : Appien, Lib., 71 et 73 (conf. t. III, p. 306). Paul Orose (Adv. pagan., V, 15, 10) mentionne une bataille où Jugurtha aurait eu 60 000 cavaliers; puis (V, 15, 18) une autre, où Jugurtha et Bocchus auraient opposé aux Romains 90 000 hommes. Mais ces chillres ne méritent aucune confiance. Juba I", qui avait mis beaucoup de cavaliers à la disposition des Pompéiens, amena des forces importantes quand il vint lui-même combattre César (conf. supra, p. 148, n. 4), tandis qu'une autre armée, confiée à un de ses généraux, Saburra, était occupée, dans TOuest de ses États, à combattre le roi Bocchus et le condottiere Sittius (voir t. VIII, 1. I). — Pour les contingents qui, au temps de Micipsa, pouvaient être tirés du territoire de Cirta, v. supra, p. 136, n. 2.

1. Tite-Live (XXX, 7, 11, et XXX, 11, 4) dit pourtant que Syphax donna de» armes et des chevaux à la multitude de paysans numides qu'il rassembla.

Page 1