‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 159 sur 319 · XVII · texte numérisé non relu

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5. Cela eût nécessité un service de contrôle, car, autrement, les contribuables n'auraient livré que des animaux de rebut.

vrer ce que devait un groupe de pasteurs solidaires, ou uia gros éleveur, il ne pouvait être appliqué par le percepteur aux gens qui ne possédaient personnellement qu'un très petit nombre de têtes de bétail.

C'est en argent que s'acquittaient les impôts perçus dans les. villes'; on peut admettre qu'ils consistaient surtout en des taxes de capitation, plus ou moins élevées selon la fortune des. contribuables.

Il n'est pas vraisemblable que le roi ait entretenu un nombreux personnel, chargé du détail des opérations financières. Cette tâche incombait sans doute aux autorités locales, dansiez cités, les tribus, les villages. Les recensements, plus ou moins précis, auxquels elles procédaient et qui, naturellement, devaient être soumis à un certain contrôle, permettaient aux. secrétaires royaux de déterminer la capacité de chaque groupe en matière d'impôts. Sur ces données, se faisait, entre les. divers groupes, la répartition de la somme totale dont le roi avait besoin, et c'étaient les chefs des groupes qui avaient à procéder à la répartition locale, puis à la perception, par les> moyens qu'ils jugeaient les meilleurs. C'étaient eux qui livraient les versements, dont ils étaient responsables. Il va sans dire que leurs administrés répugnaient à s'exécuter, d'autant plus, qu'ils savaient bien que, d'ordinaire, ces opérations procuraient aux percepteurs des bénéfices illicites. Souvent même, le refus de payer était catégorique et général. Le roi devait intervenir, et faire ce que faisaient les Carthaginois dans leur province^, ce que feront plus tard les Turcs en Algérie, les sultans au^

1. Ceux que les Carthaginois avaient levés dans des villes de la région des Syrtes furent exigés par Masinissa. Tite-Live, XXXIV. 62, 2 : « quasdam urbes vectigales Carthagiaiensium sibi coegit slipendium pendere. • Polybe, XXXI, 21, 8, édit. Buttner-Wobst [alias XXXII, 2) : Carthage doit verser 500 talents à Masinissa, somme représentant les revenus qu'elle avait perçus dans la région des- Emporia, depuis le commencement du dilTérend entre elle et le roi (il s'agit derevenus tirés des villes, conservées par Carthage, tandis que les campagnesétaient tombées au pouvoir de Masinissa; conf. t. II, p. 296, n. 3).

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