‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 160 sur 319 · Voir t. 11, p. 302, n. 4; p. 303, n · texte numérisé non relu

Voir t. 11, p. 302, n. 4; p. 303, n

LES ROIS ET LEURS SUJETS lo5»

Maroc. Une colonne de réguliers, quelquefois accompagnée par des tribus voisines, qu'attire la curée, pénètre sur le territoire des récalcitrants, et se charge de la levée de l'impôt, ou plutôt d'un pillage bien plus productif, dont elle se réserve une large part.

D'autres tribus peuvent se trouver, vis-à-vis du souverain, dans une situation intermédiaire entre celles qui sont assez, fortes pour refuser tout impôt et celles qui sont incapables derésister longtemps à des exigences appuyées par les armes. Les risques paraissant à peu près égaux, on se met d'accord pour les éviter, et le roi se contente d'un versement volonaire, d'un « cadeau » que la tribu lui offre de temps en temps.- C'est là un compromis qui se pratique encore au Maroc. Il doit remonter à un passé lointain. De même, tout ce système fiscal rudimentaire que nous venons d'attribuer à l'époque des dynasties numides et maures, non parce que des témoignages précis nous y autorisaient, mais parce que les choses n'ont point dû se passer alors autrement qu'à des époques mieux, connues de l'histoire de la Berbérie.

Nous n'avons pas de renseignements sur les profits que les rois tiraient des douanes, des péages, des taxes qu'ils levaient probablement sur les marchés. Même ignorance en ce qui concerne les revenus des domaines ^ Il ne semble pas que l'exploitation des mines ait été active " ; d'ailleurs, on ne sait si les souverains s'en étaient réservé la propriété et, dans le cas contraire, s'ils percevaient des droits. A Simitthu, lieu d'extraction du fameux marbre numidique, la « carrière royale » devait appartenir au roi^

Quels qu'aient été les moyens que ces princes employaient, pour se procurer de l'argent, il est certain qu'ils n'en manquaient pas. Masinissa et Micipsa laissèrent des trésors bien

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