‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 161 sur 319 · Infra, ibid · texte numérisé non relu

Infra, ibid

remplis*. Le plus important était assurément celui qui se trouvait dans leur capitale, Cirta. Au siècle suivant, c'est à Zama, sa capitale, que Juba I" réunit de grosses sommes^. Mais des trésors royaux sont aussi mentionnés dans d'autres villes^ : Suthul*, Thala % Capsa^ Peut-être étaient-ce des caisses, dans lesquelles on aurait versé les recettes des régions dont ces villes auraient été les chefs-lieux financiers; on y aurait puisé, d'autre part, l'argent nécessaire aux paiements qui devaient être faits dans les mêmes régions.

Personne n'ignore que Jugurtha put disposer de sommes fort élevées pour acheter des consciences à Rome. Plus tard, les largesses des rois africains ne furent pas, prétendit-on, étrangères aux utiles sympathies qu'ils se créèrent parmi l'aristocratie delà grande République ^ Juba, envoyé par son père, le roi Hiempsal, pour traiter certaines affaires, était, dit Cicéron *, aussi bien pourvu d'écus que de cheveux. Quand Jugurtha offrit de faire sa soumission, Métellus exigea de lui un versement immédiat de 200 000 livres d'argent'.

Nous avons pourtant des raisons de croire que presque tout l'argent qui circulait dans l'Afrique indigène et dont une

1. Appien, Lib., i06; Valère-Maxime, V, 2, ext., 4. Salluste, Jug., XII, 1-2.

2. Bell. Afric, XGl, 2 : « oppidum Zamam,... quo ex cuncto regno omnem pecuniam carissimasque res com porta verat. »

3. Salluste (Jug., XII, 2) dit que les trois successeurs de Micipsa, après avoir conféré, se retirèrent, chacun de son côté, « in loca propinqua thesauris ». L'un d'eux se rendit en un lieu que les manuscrits appellent Thirmida : peut-être Thimida Bure, à proximité de Thugga, où auraient été les trésors dont il est question ici ; V. infra, p. 265-6.

4. Salluste, Jug., XXXVII, 3; conf. Paul Orose, Adv. pmian.yV, 15,6 (il ne nomme pas Suthul).

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