‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 162 sur 319 · Strabon, XVII, 3, 12. Paul Orose, V · texte numérisé non relu

Strabon, XVII, 3, 12. Paul Orose, V

7. Voir De vins ilhi'^lr., 66 : Livius Drusus, le tribun de l'année 91 avant J.-C, est acheté par Bocchus, roi de Maurétanie, et il cherche à se faire acheter par le roi de Numidie.

8. De lege agraria, II, 22, 59 : « luba, régis lllius, adulescens non minus bene nuramatus cjuam bene capillatus. »

9. Salluste, Jug., LXII, 5. Ce qui équivaut à 65 400 kilogrammes. Au contraire, quatre ans plus tard, après la fin de cette longue guerre, le butin en or et en argent porté au triomphe de Marias fut fort médiocre : voir Plutarque, Marias, 12.

bonne partie passait par les trésors royaux, était importé de l'étranger. En effet, si les rois du pays avaient exploité des mines de métaux précieux, ils ne se seraient pas contentés d'en faire des lingots, mais ils auraient frappé en abondance des monnaies d'or et d'argent, comme ils frappaient des monnaies de bronze. Or il n'en était rien. Un trésor de 237 pièces d'argent, enfoui à Cirta en 79 avant J.-C, ou un peu plus tard, et retrouvé de nos jours ', contenait des monnaies d'Athènes, de Carthage, de Marseille, d'Espagne, surtout des deniers de la République romaine, mais pas une seule monnaie frappée en Numidie. Et pourtant, nous sommes ici dans la capitale de cette contrée, en un lieu oii, plus que partout ailleurs, auraient dû circuler les monnaies d'argent numides, si elles avaient été d'un usage courant.

Parmi les monnaies des royaumes indigènes qui peuvent être datées, les plus anciennes furent émises par Syphax, à la fin du iii^ siècle. Elles sont en bronze et portent le nom du roi en punique ^ De Vermina, fils de Syphax et roi, soit en même temps que lui, soit après lui% on a des monnaies d'argent, du reste extrêmement rares*; si elles sont contemporaines du règne de Syphax, il y a lieu de supposer que ce dernier a aussi frappé des monnaies d'argent, dont aucun exemplaire ne nous serait parvenu.

On recueille souvent, surtout en Algérie et en Tunisie, des monnaies offrant l'effigie d'un roi barbu, qui porte un diadème ou une couronne laurée ^ Elles sont, soit en bronze, soit en

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