‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 164 sur 319 · Mûller, p. 19, n" 36, et p · texte numérisé non relu

Mûller, p. 19, n" 36, et p

2. Exemplaire à lète laurée, trouvé à Constanline : Babelon, dans Bull. archéoL du Comité, 1891, p. 253; conf. Doublet et Gauckler, Musée de Constantine, p. 24.. Autre exemplaire endommagé, que l'on peut compléter d'après celui-là : Millier, p. n, n° 19; Babelon, Mélanges numisinatiques, I, p. 123, et dans B. a. Comité, 1891, p. 235.

3. Un trésor enfoui à Mazin, en Croatie, peu après 89, — c'est-à-dire environ soixanle ans après la mort de Masinissa, — contenait 328 monnaies numides, qui, toutes, portaient cette effigie, soit diadémée (11 exemplaires), soit laurée (317 exemplaires) : Rev. numism., 1901, p. 291.

4. Voir Berger, Bev. archéoL, 1889, I, p. 212-5; Babelon, B. a. Comité, 1891, p. 254-5. Les lettres M-N peuvent désigner M(asinissa)n, — ce doit être le cas pour toutes les monnaies à tête diadémée, — ou M(ikiwça)n; les lettres G-N, soit G[ulussa)n, soit G{auda)n; le nom A(dherba)l est représenté par A-L. — Les monnaies d'argent et de bronze que Millier (111, p. 13, n"' 1-5) attribue à Masinissa sont sans doute espagnoles; de même, des monnaies d'argent qu'il attribue à Micipsa {ibid., p. 16-17, n"' 8-18) : voir ici, t. II, p. 328-9. Les deux monnaies d'or qu'il propose d'attribuer à Micipsa (p. 16, n"' 6-7) sont indéterminées (de Juba I"?? : V. infra, p. 160).

T). On doit très probablement chercher en Espagne l'origine des monnaies d'argent que Millier (p. 34, u"' 43, 44) attribue à Jugurtha : voir t. II, p. 329, n. 3.

reparaît sur les monnaies numides, les légendes sont en punique.

Il n'est pas impossible que certaines monnaies, frappées en Afrique au ii* siècle, peut-être même jusqu'au i", et dépourvues d'effigie royale, aient été cependant émises par des rois numi>des : hypothèse qu'on ne doit avancer qu'avec beaucoup de réserve. Ce sont des bronzes, qui offrent, d'un côté, une tête virile et jeune entre deux épis, de l'autre, un cheval galo-^ pant'. Peut-être aussi des pièces de bronze et d'argent, avec une tête de déesse, d'ordinaire coiffée d'une dépouille d'oiseau, et, au revers, trois épis ; des lettres puniques, abréviations de noms indéterminés, accompagnent ces images ^. Nous avons mentionné^ des monnaies d'argent et de bronze, qui portent l'inscription Aiêûcov et souvent aussi une lettre punique, et qui ont dû être frappées entre la Cyrénaïque grecque et. l'Afrique carthaginoise : on peut se demander si elles ne datent pas de l'époque oîi Masinissa s'empara de la région des Ëmporia, sur les Syrtes *.

Au f siècle avant notre ère, régnèrent en Numidie Hiempsal,. puis son fils Juba. Des monnaies de bronze et d'argent, marquées de la lettre punique H, ont été attribuées à HiempsaP :

1. Mûller, II, p. 145 : il croit ces monnaies siciliennes. Beaucoup ont été frappées sur des monnaies carthaginoises. Elles doivent être africaines et, à en juger par certaines trouvailles, appartenir au ii" siècle : voir Gauckler, Bull, archéol. du Comité, 1904, p. cxcv ; de Bray, Bull, de Sousse, V, 1907, p. 96-97;. Merlin, B. a. Comité, 1919, p. 209.

2. Muller, III, p. 176-7, n"» 284-290; Suppl., p. 81, n»' 290 a, 291-4. Ces monnaies, frappées quelquefois sur des monnaies de Carthage, sont, au moins en partie, antérieures à la chute de cette ville : voir Delattre, B. a. Comité, 1893, p. 116. On en trouve souvent en Algérie. Gonf. t. IV, p. 9, n. 1 (où j'indique que- Babelon les croit carthaginoises); ibid., p. 272, n. â.

Page 1