‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 165 sur 319 · Voir t. III, p. 314 et suiv · texte numérisé non relu

Voir t. III, p. 314 et suiv

0. Muller, III, p. 38, n°* 45-49. La lettre punique serait l'initiale du nom du roi. Le n" 47 porte HT, qu'on pourrait interpréter à la rigueur {7) H{iempsal hemamleke)t, c'est-à-dire « Hiempsal, personne royale ». L'effigie représentée sur ces monnaiesest tantôt celle d'une déesse couronnée d'épis, tantôt une tête virile, imberbe, également couronnée d'épis : peut-être un dieu, et non pas le roi, car il est fort probable qu'Hiempsal portait la barbe, comme son fils Juba.

•ce qui est fort incertain; celles qui sont en argent appartiennent au système métrologique romain. De Juba I", il existe des monnaies en bronze et en argent *, — celles-ci du système romain, — avec le nom du roi; les bronzes portent une légende en langue phénicienne et en écriture néopunique; les deniers et quinaires d'argent, qui offrent, pour la plupart, l'effigie du roi, sont bilingues^, à inscriptions latine et néopunique. Il ne paraît pas inadmissible^ que Juba ait aussi frappé des monnaies d'or *, oîi son portrait aurait été remplacé par un buste ailé de la Victoire; ces monnaies sont dépourvues de légende, mais l'image de la face et celle du revers (un cheval galopant) se retrouvent sur des quinaires émis certainement par ce souveraine

En 62 avant notre ère, régnait, entre les Etats d'Hiempsal et la Maurétanie, un prince que Cicéron* appelle Mastanesosus. C'est peut-être à lui qu'il convient d'attribuer des bronzes, portant la légende néopunique MSTNÇN HMMLKT, « Mastaneçan(?), personne royale y>\

Pour la Maurétanie, nous ne connaissons aucune monnaie royale qui puisse être assignée avec certitude à des souverains antérieurs à Bocchus et à Bogud, contemporains de César ^ De Bocchus, on a des bronzes, avec son nom et, sur plusieurs, aussi son titre, en écriture néopunique'; la légende du revers

1. Mùller, m, p. 42-43, n"' 50-58 (le n" 54, sesterce d'argent, peut, en effet, être de Juba I", quoiqu'il ne porte ni l'efflgie, ni le nom du roi).

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