‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 166 sur 319 · In Vatinium · texte numérisé non relu

In Vatinium

7. Mùller, III, p. 48, n"' 59-61 (et Suppl., p. 65) : il les attribue à un Masinissa, qui fut contemporain de Juba I". L'attribution à Mastanesosus a été proposée par M. von Duhn, Zeitschrift f. Nuniismatik, III, 1876, p. 41.

8. C'est sans raisons valables que Mùller attribue certaines monnaies de bronze et d'argent à des rois qu'il appelle Bocchus I", Bocchus II, Bogud P' : Namism., III, p. 88, n° 1, et p. 90-91, n°' 2-4 [il s'agit de monnaies de Vermina et de Syphax]; Suppl., p. 71, n°' 4 a et 6 [monnaies indéterminées : conf. ici, t. II, p. 329, n. 6J.

9. Mùller, III, p. 97-98, n" 9-14. La monnaie bilingue (latine et néopunique), publiée ibid., p. 100, n° 15 (conf. Suppl., p. 73, n° 15 a), nomme le roi Bocchus,

LES ROIS ET LEURS SUJETS. 16i

nous apprend qu'une partie au moins de ces pièces furent frappées dans les villes de Siga et de Shemesh (c'est-à-dire, croyons-nous', Lixus, sur l'Océan). Bogud a laissé des monnaies d'argent, du système romain, et des bronzes, portant les unes et les autres la légende latine Rex Bogut'^. Nous parlerons plus tard^ du monnayage de Juba II, de sa femme Gléopâtre Séléné et de son fils Ptolémée, contemporains des premiers empereurs; la langue punique n'apparaît plus que sur des bronzes de Juba frappés à Shemesh et portant, du reste, le nom du roi en latin; partout ailleurs, les légendes sont en latin, ou en grec, et les pièces d'argent sont des deniers du système romain.

Parmi les rois indigènes, Syphax est le premier qui fasse figure dans l'histoire. Il fut maître pendant quelque temps de toute la contrée qui s'appelle aujourd'hui l'Algérie; il eut pour capitales à la fois Siga, vers l'extrémité occidentale de l'Oranie, et Girta, aujourd'hui Constantine. Il épousa une jeune fille de la plus haute noblesse carthaginoise. Il vit Rome et Carthage solliciter son alliance ; dans la lutte décisive entre les deux Républiques, il put croire que la fortune pencherait du côté où il jetterait le poids de ses armes. Il prétendit s'égaler aux monarques de l'Orient grec, se ceignant, comme eux, du diadème, mettant son image sur les monnaies qu'il fut sans doute le premier à frapper en Numidie. Cependant son règne ne fut qu'une longue lutte contre ses voisins *, probablement

mais c'est sans doute une monnaie municipale, frappée à Tingi; voir probablement aussi ibid., n° 16.

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