‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 190 sur 319 · Ibid.,p · texte numérisé non relu

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pouvait rendre tant de services en exigeant si peu de soins. II est à croire aussi que l'élevage du mulet, pratiqué sur le territoire punique ', n'était pas inconnu des indigènes.

Qu'ils aient eu beaucoup de chevaux, c'est ce qu'atteste, outre Polybe ", la proportion élevée de la cavalerie dans les armées, par rapport à l'infanterie \ L'élevage du cheval s'était répandu jusque dans le Sahara *. Mais c'était surtout en Numidie qu'on s'y livrait. Nous savons de quelle utilité les cavaliers numides furent pour Carthage ■'. Ils ne furent pas moins utiles à leurs rois et aux Romains. Au milieu du i'^' siècle, Juba en leva un très grand nombre, qui servirent soit dans ses troupes,- soit sous les ordres des chefs pompéiens ^ Au temps de Micipsa, Cirta pouvait, selon Strabon '', en mettre 10 000 à la disposition du souverain.

Le même auteur dit ^ que les rois donnaient une attention particulière à l'élevage des chevaux et qu'ils faisaient faire chaque année le recensement des poulains : on en comptait environ 100 000. Strabon n'indique pas avec précision de quels rois il s'agit ^ C'étaient sans doute les maîtres du grand royaume de Numidie, tel que l'avait constitué Masinissa et que l'avaient possédé après lui Micipsa et Jugurtha. Le chiffre est, du reste, invraisemblable, s'il se rapporte bien à un recensement des poulains, c'est-à-dire des animaux nés dans le cours de l'année qui s'écoulait entre deux recensements. Cela supposerait un total d'au moins un million de chevaux de tout

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