‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 204 sur 319 · Id., XLVIII · texte numérisé non relu

Id., XLVIII

7. V. supra, p. 190, n. 11. Cette monnaie, pourvue d'une légende en écriture néopunique, n'est sans doute pas antérieure au I" siècle, mais elle fut frappée avant la conquête de Cirta par l'Italien Sittius, en 46.

ELEVAGE ET CULTURE. 193

reçut la partie orientale, depuis la province jusqu'au delà de Cirta, ville oii il résida. Le reste, jusqu'à la Maurétanie, c'està-dire jusqu'à la Moulouia, échut à Jugurtha. Or, Salluste ' écrit que la part de celui-ci était la plus riche en terres cultivées et en hommes, tandis que celle d'Adherbal, mieux pourvue de ports et d'édifices, avait plus d'apparence que de valeur réelle. Une indication analogue se lit dans Strabon* : il affirme que, dans le pays des Masœsyles, la partie voisine de la Maurétanie est celle qui rapporte le plus et offre le plus de ressources ; celle qui est du côté de la région carthaginoise et du pays des Massyles est plus florissante et mieux exploitée. Salluste et Strabon ont probablement copié ici le même auteur, Posidonius^ Il n'est pas certain que ces assertions soient rigoureusement exactes. La part de Jugurtha comprenait le Tell des provinces d'Oran, d'Alger et de l'Ouest de la province de Constantine, où il y a de belles terres à blé, surtout autour de Sidi bel Abbès et de Sétif ; mais, dans la part d'Adherbal^ étaient, entre autres, les pays de Cirta, de Sicca, des Grandes Plaines, dont des documents sûrs attestent la prospérité agricole. Il semble bien que l'avantage ait été en faveur de la Numidie orientale. Mais la Numidie occidentale faisait, elle aussi, bonne figure.

Entre la province romaine et la Maurétanie, les céréales s'étaient donc répandues à travers toute la région voisine de la Méditerranée, dans tout le Tell algérien, sans occuper cependant la totalité des sols qui leur étaient propices. Il y avait là, comme le remarque Pomponius Méla% ou plutôt un auteur copié par Mêla, des cultivateurs qui, par leurs mœurs, ne différaient guère de ceux de l'Europe méridionale.

Si, en Maurétanie, l'agriculture s'était moins développée,

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