‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 205 sur 319 · Voir t. Vil, I. II, ch. i, § I · texte numérisé non relu

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4. I, 41 : « Orae sic habitautur ad nostrum maxime ritum moratis culturibus. »

elle n'était pas dédaignée partout : ce que prouvent les épis représentés sur des monnaies frappées, soit au i" siècle avant J.-C, soit un peu plus tard, par des villes du littoral méditerranéen, Rusaddir et probablement Tamuda, et par des villes de l'Océan, Tingi, Zili, Lixus, Sala, sans parler de celles qu'on n'a pas identifiées'. Les Gétules eux-mêmes, ces nomades par excellence, ne restaient peut-être pas tous complètement étrangers à la culture des céréales ^.

Terre d'élevage, l'Afrique du Nord était aussi devenue la contrée féconde en grains, frugum fertilis^ dont parle Salluste*. On exagérait même sa fertilité. Au v" siècle, Hérodote* avait entendu dire que, dans la vallée du Cinyps, entre les deux Syrtes, le blé rendait jusqu'à trois cents grains pour un grain de semence; sur l'ancien territoire punique, converti en province romaine, la région qui entourait Hadrumète passait pour donner des rendements de 100 et de 150 pour un ^ Strabon" raconte des choses aussi merveilleuses à propos des Massesyles, habitants de l'Algérie occidentale et centrale : « Certains d'entre eux occupent des terres qui fructifient deux fois; ils font deux récoltes, l'une en été, l'autre au printemps. La tige de la plante atteint une hauteur de cinq coudées [2m, 20] et une grosseur égale à celle du petit doigt; le rendement est de 240 pour un. Au printemps, on ne sème pas; on se contente de gratter le sol avec des balais faits de branches épineuses, et les grains qui sont tombés à terre pendant la moisson suffisent pour donner une pleine récolte en été. » Ce sont là des fables. Ces rendements très élevés, — qu'on attribue encore, en pleine époque musulmane, à diverses régions de la Ber-

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