‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 206 sur 319 · XVII, 3, 11 (d'après Posidonius · texte numérisé non relu

XVII, 3, 11 (d'après Posidonius

ELEVAGE ET CULTURE. 19S

bérie', — ne peuvent être normaux, et, dans les cas où ils sont vraiment constatés, ils n'ont que l'intérêt de curiosités botaniques ^ D'autre part, des récoltes doubles sont possibles, — et mentionnées dès l'antiquité', — mais sous un ciel très chaud, sur des terrains irrigables, et non pas dans les conditions qu'indique Strabon : il faut naturellement de nouvelles semailles et l'on choisit d'ordinaire une seconde culture, différente de la première, par exemple du sorgho après du blé, car •deux récoltes successives de blé ou d'orge épuiseraient le sol. Nous ne savons rien sur les pratiques en usage pour les labours et la moisson*, ni sur le matériel agricole. La houe, <jui, aux Canaries, resta l'outil de travail des Guanches et qui ^st encore employée dans les oasis sahariennes % précéda peutêtre la charrue en Berbérie, puis disparut devant elle. Sur des stèles puniques, nous avons rencontré des images de charrues qui ressemblent à l'araire le plus répandu aujourd'hui dans l'Afrique du Nord^ D'autres types existent chez les indigènes' et remontent sans doute à une lointaine antiquité. Tous ces instruments sont de structure très simple ; il en est même où le soc est constitué par une pointe en bois, durcie au

1. Voir El Bekri, Descr., p. 25 (plaine voisine de Tripoli), p. 56 (plaine à l'Ouest de Kairouan), p. 308 (territoire de Tamedelt, dans le Sous, au Sud du Maroc). Dans ces trois passage, il indique des rendements de cent pour un.

Page 1