Sallusle, Jug., XG, 1 (texte cité p. 144, n
5. V. supra, p. 144. Ajoutons que, dans la phrase de Sallusle, les mots iussu régis conviennent mal au transport des grains dans les loca miinita où les cultivateurs avaient coutume d'enfermer tous les ans leurs récoltes, de leur plein gré.
6. Il est probable qu'entre éleveurs et cultivateurs, les affaires se faisaient ^souvent par troc, non par achat et vente.
merçants d'outre-mer. Nous avons dit^ que Ja monnaie d'or et d'argent venait presque entièrement de l'étranger : parmi les produits africains qu'elle servait à acheter, les céréales tenaient, semble-t-il, la première place. Les nombreux négociants italiens, qui fréquentaient ou même habitaient Vaga^ et Cirta% devaient surtout traiter des affaires de grains. Par l'impôt et les revenus de leurs domaines, les rois disposaient de beaucoup de blé et d'orge : ils étaient sans doute ceux qui en vendaient le plus à ces étrangers^ Mais, évidemment, leurs sujets suivaient leur exemple. Ce trafic exigeait des intermédiaires, des lieux de vente, marchés et foires dans les campagnes et aux portes des villes, une organisation des transports, qui, en l'absence de routes, avait recours au bât beaucoup plus qu'au chariot, des mesures de précaution, voire même des contrats de sauvegarde^ pour échapper au brigandage. Sur tout cela, aucun renseignement ne nous est parvenu.
De nos jours, c'est à la culture des arbres fruitiers et des légumes que s'adonnent la plupart des sédentaires vivant autour <le la Méditerranée. La Berbérie offre à cet égard des conditions favorables". Les Phéniciens ne l'ont pas ignoré. Ils ont largement contribué au développement de l'arboriculture dans cette contrée". Si la vigne, l'olivier, le figuier y sont indigènes, ce furent peut-être les Phéniciens qui, les premiers, les y cultivèrent; ils durent importer des variétés d'origine orientale,