‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 212 sur 319 · T. IV, p. 18 et suiv · texte numérisé non relu

T. IV, p. 18 et suiv

greffer les sauvageons, pratiquer la caprificalion sur les figuiers et, d'une manière générale, introduire tout ce qui constituait chez eux, depuis des siècles, l'art des vergers; ils firent en Afrique, comme dans leur patrie, du vin et de l'huile. Peutêtre aussi enrichirent-ils le pays d'arbres nouveaux, du grenadier par exemple^ On a vu que l'arboriculture fut florissante sur le territoire punique : du moins sur les domaines appartenant aux Carthaginois, car les sujets de la République paraissent avoir été surtout des agriculteurs et des éleveurs'. Les cultures maraîchères avaient de même prospéré dans la région de Carthage^ Vergers, olivettes, vignobles, potagers s'étaient aussi plus ou moins étendus autour d'un certain nombre de colonies maritimes, éparses depuis l'Océan jusqu'aux Syrtes\ Ils ne disparurent pas quand ces villes passèrent sous la domination des rois numides et maures. Des grappes de raisin sont représentées sur des monnaies frappées, au i^'' siècle avant notre ère^ à Lixus, à Sala et dans d'autres lieux de la Maurétanie que l'on n'a pas pu déterminer avec certitude ^ Sur des monnaies de Gunugu (à l'Ouest de Cherchel), la grappe accompagne un dieu auquel ont été donnés les traits de Dionysos^ Entre les deux Syrtes, Leptis la Grande était tombée aux mains de Masinissa^ et elle resta au pouvoir de ses successeurs jusqu'à l'année 111; elle se détacha alors de Jugurtha et devint une cilé amie et alliée du peuple romain^, séparée de la province d'Afrique par le royaume numide ^ Sur son vaste territoire,

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