Hérodote, l. c
4. Silius Italicus, XVII, 88-89. Gorippus {II. ce, et II, 16; VIII, 44) appelle cesdemeures cannae.
•). Lucain, IX, 945.
6. Conf. Doutté, Merrùkech, p. 24 : tentes tissées en fibres que l'on tire du palmier nain ou de l'asphodèle. D'autres sont constituées par des nattes d'alfa.
cadre de voiture, c'est-à-dire d'un rectangle. Le toit pouvait être, soit plat, soit à double pente; il est permis de supposer qu'on le garantissait des intempéries en le couvrant de peaux.
Nous n'avons aucun renseignement sur l'attelage. Des bœufs eussent fort bien convenu : on sait l'usage que, dans leurs migrations, les barbares d'Europe et d'Asie faisaient d'eux comme bêtes de trait. Mais les pasteurs qui avaieiit le plus besoin de se déplacer étaient ceux qui vivaient dans les régions les plus pauvres, les moins propres à l'élevage du bœuf. Beaucoup d'entre eux possédaient des chevaux, mais ils devaient se les réserver comme montures à la chasse et à la guerre. Peutêtre avaient-ils recours à des ânes; peut-être aussi, faute de mieux, se mettaient-ils eux-mêmes aux brancards.
Pour désigner ces habitations mobiles, les Grecs et les Latins se servent parfois de termes vagues, ayant simplement le sens de « maison », « cabane » ^ Dans Corippus, nous rencontrons le terme cannae ^, qui indique la matière dont elles sont faites : le poète oppose les cannae des indigènes aux tentoria des troupes byzantines ^ IMais on trouve plus fréquemment chez les Latins un mot qu'ils n'emploient guère que pour des demeures africaines, et qui se présente presque toujours au pluriel, sous deux formes : magalia * et mapalia ^ (quelquefois avec deux p : mappalia ^). Il s'agit sans doute d'une simple différence de^ transcription ''; mapalia est beaucoup plus usité. Le mot est certainement africain. Parmi les auteurs anciens, les uns
1. Oîxrifxaxa : Hérodote; olxtat : Hellanicos ; fuÊfurfa : Mêla.