‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 235 sur 319 · Conf, Joly, Rev. afric, LUI, 1909, p. 15, n · texte numérisé non relu

Conf, Joly, Rev. afric, LUI, 1909, p. 15, n

La construction en pierre est mieux appropriée aux pays pluvieux. On sait combien elle a été en faveur dans les contrées méditerranéennes depuis des temps très lointains : surtout pour les demeures des morts, qui doivent être solides et durables, mais aussi pour celles des vivants. Les matériaux se présentaient d'eux-mêmes en Afrique : galets dans les lits des torrents, petites pierres éparses sur le sol, roches feuilletées fournissant des dalles, auxquelles quelques coups de masse donnaient les dimensions et la forme désirées.

Les ruines dites berbères, restes de maisons, d'enclos, de remparts, sont innombrables. Elles se répartissent sur une longue série de siècles. Mais, d'ordinaire, elles ne se laissent pas dater. Les plans et les modes d'exécution se sont, en effet, perpétués : rien ne ressemble plus aux vestiges d'un village abandonné depuis cinquante ans, que ceux d'un village qu'il est permis de croire contemporain de l'époque romaine, ou même antérieur. Nous verrons, cependant, que les repères chronologiques ne font pas partout défaut*.

Dans les constructions anciennes comme dans les récentes, les murs ont fort peu de fondations, Om, 20-Om, 30 à peine, et, en général, l'intérieur des habitations n'est pas creusé audessous du sol-, comme ce fut souvent le cas en Europe. Le bas des murs est fréquemment constitué par deux rangées de <lalles dressées, parements entre lesquels a été jetée de la pierraille ^ Ce procédé, appelé appareil berbère, n'est d'ailleurs

Page 1