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2. Il y a cepeadant des exceptions. Dans la région de Zaghouane, les indigènes creusent assez souvent le sol d'environ 0m,50, à Finlérieur, ce qui permet de maintenir les murs assez bas, pour donner peu de prise au vent : Bernard, Enquête sur l'habit, rurale de Tunisie, p. 16.
3. Voir, entre autres, La Blanclière, Archives des Missions, 3*= série, X (1883), p. 28 et pi. VU, fig. 4, n" 3a; Maumené, Rev. archéoL, 1901, II, p. 32; Ilamy, Bull, dcgéogr. histor. du Comité, 1904, p. al, 64; Stuhlmann, Ein kulturgeschichtlicher Ausjlug in den Aures, p. ol ; Pallary, Instructions pour les recherches préhist. di.ns le Nord-Ouest de rAfriciae, p. 80 et fig. 60; Voinot, Bull. d'Oran, 1913, p. 520, et 1916, p. 264, 270; Doumergue, ibid., 1919, p. 75.
pas propre à la Berbérie; il fut, par exemple, usité en Crète au second millénaire avant J.-C.'. iMais on ne disposait pa-s partout de dalles, ou bien on préférait un autre agencement : on se servait alors de gros galets, de blocs bruts ou sommairement équarris, qui, mis à plat, formaient l'assiette du mur-.
Par-dessus le soubassement, on dressait les parois avec des matériaux plus légers, qui se sont presque toujours écroulés : moellons, tantôt empilés au hasard, tantôt étages en assises plus ou moins régulières. Il n'est pas rare que des galets, placés obliquement, forment des rangées superposées, une rangée oii l'inclinaison est à droite étant surmontée d'une autre oîi l'inclinaison est à gauche, et ainsi de suite, de telle sorte que les éléments de deux assises voisines ont l'aspect d'épis couchés ou de séries de chevrons ^ Des pierres plus grosses, qu'on a taillées quelque peu, prennent place aux angles du bâtiment et dans le cadre de la porte. Ces divers assemblages ne sont pas liés avec du mortier, mais il est probable que, jadis comme aujourd'hui, on bouchait les interstices avec de la boue argileuse, mêlée d'excréments. Il se peut aussi que, de distance en distance, on ait coupé la paroi en pierre par un lit de branches, qui lui aurait donné plus de cohésion : ce procédé est encore en usage dans l'Aurès*^.
La forme ronde, qui domina pendant longtemps dans les maisons des contrées européennes et que nous avons constatée en Berbérie pour une partie des huttes, se rencontre rarement dans les ruines d'habitations en pierre^; elle est
1. On le retrouve à Malte : A. Mayr, Die Insel Malta im Allertum, p. 41.
2. Voinot, Bull. d'Oran, 1916, p. 272. Voir aussi Bertholoa et Chaatre, Recherches anthropol. dans la Berbérie orientale, I, p. 432. Etc.