Voir Hamy, /. c, p. 52, Go
4. }i\asquevay. Formation des cités, p. 154. Cela rappelle les traverses en bois que l'on encastrait souvent dans la maçonnerie en Crète, au second millénaire avant J.-C.
5. On en a signalé quelques exemples. Voir La Bianchère, l. c, p. 32 (près de Saida, en Oranie); Joly, Bev. afric, LUI, 1909, p. 14 et flg. 25, 26 (Algérie centrale).
aujourd'hui abondonnée. Il est impossible de dire si, à une époque reculée, elle était fréquente. Nous étudierons plus tard ^ des sépultures en pierres sèches, les chouchet (c'est-à-dire « les calottes »), qui ressemblent à des tours basses; mais, si l'on voulait soutenir qu'elles ont été faites à l'imitation de maisons, on n'aurait aucun bon argument à présenter en faveur de cette opinion. Remarquons pourtant que les habitations en pierre des Guanches étaient beaucoup plus souvent rondes ou elliptiques que quadrangulaires^ : eu égard à la parenté de la civilisation des insulaires des Canaries avec celle des Berbères primitifs, nous pouvons nous demander si ces derniers n'ont pas, eux aussi, fait largement usage de la forme circulaire.
La forme quadrangulaire prévalut. Peut-être faut-il admettre des influences orientales \ Mais ce n'est pas là une hypothèse nécessaire. Cette forme est plus commode que la forme ronde, lorsqu'on veut grouper plusieurs chambres, avec des parois mitoyennes. Surtout, elle permet de couvrir plus facilement l'aire enfermée par les murs. Et, pour la même raison, la largeur est généralement peu développée, tandis que la longueur l'est plus ou moins, selon l'espace dont on a besoin : le bâtiment a une forme oblongue. En effet, la couverture, toit ou terrasse, ne peut s'étendre beaucoup dans le sens de la largeur : autrement, elle exigerait des perches très grandes et très fortes, qu'on ne trouve pas aisément.
Le toit est soutenu par une poutre, traversant la salle au milieu, parallèlement aux côtés longs. Chacune des extrémités de cette poutre de faîte repose souvent, non sur l'un des deux côtés courts, mais sur un poteau, dressé verticalement; on l'a taillé dans un arbre, de façon à ménager, à l'intersection du tronc et d'une grosse branche, une fourche dans laquelle la