‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 244 sur 319 · Jacquot, l. c · texte numérisé non relu

Jacquot, l. c

LIEUX HAHITES. 235

paraissent pas très anciens, sont pourvus de citernes ou de bassins *.

La pensée dut venir de bonne heure que ces asiles, nécessaires en temps de guerre, pouvaient être utiles en d'autres temps; qu'ils étaient propres à contenir des magasins, où ce qu'on apporterait serait plus en sûreté que dans la campagne : surtout les grains, dont les pasteurs mêmes avaient besoin et qu'ils se procuraient par des moyens violents ou pacifiques. Pour y veiller, il suffisait de quelques hommes. C'est ainsi qu'aujourd'hui encore, des nomades ont, au Sud de l'Algérie, dans l'Atlas saharien, des /tsour, sortes de places fortes qui leur servent d'entrepôts pour leurs grains, leurs dattes, leurs laines, et où n'habitent en permanence qu'un petit nombre de gens de basse condition, chargés de la gardée

Il pouvait arriver aussi que le chef de ceux qui vivaient aux alentours crût bon de se ménager, dans le refuge, une maison solide, résidence et magasin^ : ce qu'on appelle en arabe un bordj*. 11 s'y trouvait plus en sécurité et avait sous la main ses provisions et ses richesses mobilières; quant à ses troupeaux, dispersés dans la campagne, il laissait à des parents, à des serviteurs, le soin de les surveiller.

On connaît des centaines d'anciens refuges dans l'Afrique du Nord, surtout en Algérie^; car, en Tunisie, le village fortifié,

1. Petit bassia dans uq refuge du djebel Osinor : Bosredon, l. c. Bassinsd'époque indéterminée à la Kalaat Senane : Monchicourt, l. c, p. 416.

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