‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 245 sur 319 · V. supra, p · texte numérisé non relu

V. supra, p

3. Telle a pu être la destination de la forteresse berbère qui se dresse sur un piton, à l'extrémité Nord-Est de la table du Djahfa (Gsell, Atlas, f 39, n" 3; Rinn,. nev. afric, XXIX, 1885, p. 208). Elle est construite en « gros blocs de rocher, en partie taillés et fort adroitement ajustés » : Vaissière, Rev. afric, XXXVII, 1893,. p. 137. Elle n'appartient peut-être qu'au.x derniers temps de l'antiquité. — Fortin en blocs bruts, occupant, près de Duvivier, le sommet d'un mamelon, dont une double enceinte a fait un refuge : Levistre, Anthropos, II, 1907, p. 138.

4. Mot qui paraît se rattacher au grec Trjpyo; (conf. en langue germanique et. en latin burg et bargus).

i). Où ils n'ont guère été étudiés. Pour ceux de l'intérieur des déparlements d'Alger et d'Oran, voir Joly, Rev. afric, LUI, 1909, p. 13-14. Dans le centre du. département de Conslanline : Maumené, Rev. archéoL, 1901, II, p. 33-34. Ua

habité d'une manière permanente, semble avoir prévalu de bonne heure sur l'asile temporaire^ Ils paraissent être nombreux aussi au Maroc-, dont l'étude archéologique est à peine commencée. Même dans des régions mieux explorées, il en existe certainement beaucoup qui n'ont pas été signalés. Leurs vestiges sont d'ordinaire très maigres et ne se révèlent qu'à des regards attentifs : des tessons qui jonchent un plateau ou une croupe; quelques bouts de remparts, qui ont gardé leur cohésion sur une faible hauteur, tandis qu'ailleurs, les pierres de ces murailles se sont écroulées et, n'ayant pas été taillées, ne peuvent témoigner de leur emploi par l'homme.

Comme pour toutes les ruines berbères, il est difficile, ou même impossible, de dater ces refuges, en usage depuis l'antiquité, et sans doute depuis une très haute antiquité, jusqu'à une époque rapprochée de nous. Le mode de construction des murailles ne donne pas d'indices, à moins que, par hasard, quelques pierres de taille, empruntées à des ruines romaines voisines, n'y aient pris place; encore conviendrait-il de savoir si ce ne' sont pas des réparations partielles^ Des silex taillés, recueillis à l'intérieur du refuge, prouvent une occupation fort ancienne % mais ne prouvent pas que les murailles derrière lesquelles ils se rencontrent aient été élevées dès les temps oîi ils servaient d'outils et d'armes. Il n'y a rien à conclure des tessons de poteries berbères non décorées, puisque ces poterefuge situé à Tidernatine, près de Saïda (département d'Oran), a été décrit par La Bianchère, Arch. des Missions, 3° série, X, p. 46, pL IV.

1. Conf. Tissot, Géogr., 1, p. 499. Appien (Lib., 101) nous montre des Libyens se réfugiant, au milieu du n" siècle avant J.-C, dans des tours et des lieux fortifiés, ■rtûpyouç xai çpoûp'.a, qui, dit-il, étaient nombreux dans le pays (il s'agit du territoire carthaginois). Le mot Tr-jpyoi pourrait désigner ici des refuges, et cppovpta des villages fortifiés. Cependant on peut aussi bien admettre que ces deux mots sont synonymes et s'appliquent à des villages : v. infra, p. 240.

Page 1