Pour les terrasses de Vaga, voir p
2. On sait que les Carthaginois dallaient leurs rues : voir t. II, p. 82, n. 9.
gènes, les unes près de ces colonies étrangères, sans doute parce que les deux populations voulaient rester en relations étroites et pourtant ne pas se mêler ' ; d'autres encore, qui ne se contentaient pas de ce rôle de satellite : à Tingi (Tanger), qui était de fondation très ancienne % il n'y eut jamais, semble-t-il, qu'une cité indigène'. Plusieurs de ces villes maritimes, Siga, loi, Tingi, et peut-être Hippo Regius, devinrent des capitales* : exposées aux flottes ennemies et même aux pirates mais ouvertes aux civilisations d'outre-mer, plus policées et jouissant d'un climat plus agréable que les villes de l'intérieur.
Celles-ci avaient pu souvent remplacer des villages, — comme des villages avaient remplacé des refuges, — quand les ressources en eau, l'étendue de l'espace disponible, la facilité relative de l'accès permettaient cette transformation, et qu'elle se justifiait pur des raisons politiques ou économiques.
Etablies ou non dans des lieux précédemment habités, ces villes doivent, avant tout, satisfaire aux deux conditions sur lesquelles nous avons insisté : posséder une ou plusieurs sources, être à l'abri des attaques. La plupart d'entre elles
1. C'est ainsi qu'il y avait une ville indis^ène près de Lixus, et une autre près d'une ville phénicienne qui était peut-être à Ténès : voir t. II, p. il3 (n. 3), 163, 173-4.