Atlas Algérie, î" 29 (Thala), n
6. Déguisée sous le nom grec d'Hécatompylos : Polybe, I, 73, 1 ; Diodore, XXIV, iO, 1. Gonf. t. II, p. 95-96; t. III, p. 92.
7. Dans la direction de Garthage, à Haidra, à 37 kilomètres de Tébessa, s'éleva à l'époque romaine la grande ville d'Ammœdara (le nom oITre des variantes d'ortho°Taphe), en un lieu où, auparavant, la légion /// Augusta semble avoir eu son camp permanent, d'Auguste à Vespasien. Ge nom rappelle celui d'Admedera ville de Svrie, au Nord-Est de Damas. On peut donc se demander s'il n'est pas sémitique et s'il ne fut pas donné par les Garthaginois à un gîte d'étape sur la route de Theveste.
8. Allas Tunisie, C Thala, n° 77. G'était bien le nom antique de ce lieu : voir Gagnai et Merlin, Inscr. lut. dCAjriquc, 180.
en effet, plusieurs sources. Des dolmens témoignent d'une occupation ancienne.
Le nom de lieu Thala (ou Tala) se rencontre dans des textes latins'; eu égard à sa signification, il était sans doute assez répandu. Jugurtha avait une demeure royale à Thala % « ville grande et riche »% bien fortifiée*, où était déposée une bonne partie de ses trésors et oîi il faisait élever luxueusement ses jeunes fîls^ Auprès des murs, jaillissaient quelques sources % mais le pays environnant ressemblait à un désert : cinquante milles (74 kilomètres) s'étendaient entre Thala et le fleuve le plus proche, et l'espace intermédiaire manquait entièrement d'eau \ Thala était donc une véritable oasis. Si Jugurtha en avait fait une de ses capitales, c'était peut-être afin de tenir en main les Gétules, sujets indociles, mais, au besoin, auxiliaires précieux pour ses armées. Le général romain Métellus marcha sur Thala, malgré les difficultés de cette expédition; après s'être arrêté au fleuve pour s'approvisionner d'eau, il atteignit la ville; il la prit et probablement la détruisit*.
Faut-il identifier cette Thala avec la Thala moderne"? C'est impossible, à moins que Salluste n'ait beaucoup exagéré la sécheresse du pays que traversa Métellus : quand on s'éloigne de la Thala moderne vers le Nord, côté d'où venaient les
1. Tacite, j4nn., III, 21. Deux rnealions, dont l'une est douteuse, dans des documents chrétiens : Mesnage, L'Afrique chrétienne, p. 159.