‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 38 sur 319 · T. IV, p · texte numérisé non relu

T. IV, p

4. Fragm. hist. Graec, III, p. 462, n" 13o : chez les lial^oXiêvs;. Ce nom paraît être estropié. On a proposé deux corrections : 1° Q^poUSve;, « Libyens de Thapsus » ; il y avait en Afrique deux villes maritimes de ce nom (t. II, p. 133 et 151), mais c'étaient des colonies phéniciennes; — 2° A.'l/oXîSue;, les « Libyens altérés » (conjecture d'O. Bâtes, The Eastern Libyans, p. 179, n. 2). Mais il s'agit sans doute d'un rite d'origine agraire, qui n'a pas dû prendre naissance au pays de la Soif; il faut dire pourtant qu'il s'est répandu jusque dans le Sahara.

3. En octobre ou en novembre : donc vers l'époque des semailles. 6. Description de l'Afrique, trad. Temporal, édit. Schefer, II, p. 363.

Sfrou (Maroc). Elle s'est maintenue, dit-on, jusqu'à nos jours en divers lieux du Maroc et du Sahara ^

Nous n'avons pas de témoignages antiques pour d'autres rites sexuels qui sont sans doute très vieux en Berbérie et qui peuvent s'expliquer- de la même manière. Ici, c'est l'union en grande cérémonie de deux « fiancés du Bien », mariés pour un seul jour^ Là, c'est la coutume de célébrer en même temps tous les mariages de l'année^; la date paraît avoir été d'abord en relation avec la vie des céréales*, mais elle se confond souvent aujourd'hui avec une fête mobile musulmane. Ces mariages collectifs ont été en usage ailleurs que dans l'Afrique du Nord, en Bretagne par exemple.

Une autre coutume oii l'on a voulu reconnaître un vestige de promiscuité est l'offre faite à un hôte d'une des femmes de la maison oii il est accueilli^ Au \f siècle, El Bekri la signale chez une tribu marocaine ^ Il n'y a pas bien longtemps, des Kabyles agissaient de même''. C'est là encore un usage constaté chez d'autres peuples ^ Depuis des siècles, il n'était plus pour les Berbères qu'une manière généreuse d'être agréables aux nouveaux venus : au moyen âge, c'étaient de jeunes garçons, et non des femmes, qu'on leur présentait ainsi dans la petite Kabylie^ Fut-ce à l'origine un rite, dont la signification se serait perdue? On peut le supposer, mais nous sommes à cet égard dans une incertitude complète.

1. Doutté, Magie et religion dans l'Afrique du Nord (Alger, 1909), p. 46, 357-8. Laoust, Mots et choses berbères (Paris, 1920), p. 196-7, note. H. Basset, Le culte des grottes au Maroc (Alger, 1920), p. 45-46.

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