Appien, Lib
12. ApoUodore d'Athènes, apud Etienne de Byzance, s. u. : telle est, du moins, la leçon des manuscrits.
13. Polybe, VII, 14, c, édit. Biittner-Wobst. — MaauXiet;, dans Strabon, II, 5, 33; XVII, 3, 9; ibid., 12 et 13 (avec des variantes dans les manuscrits). [M]affoj).i£ïç, dans Nicolas de Damas, F. h. G., III, p. 462, n" 134 (conf. supra, p. 87). MaauArieç, dans Denys le Périégète, 187 (G. G. m., II, p. 112).
14. Epitome de Tite-Live, aux livres 24, 28, 29. Isidore de Séville, Etym., IX, 2, 123. — Maesalii dans Tite-Live, XXIV, 48, 13; XXIX, 29, 10; XXIX, 31, 4 et suiv.; XXIX, 32, 4 et 12; XXX, H, 1.
15. Pline, V, 30. Silius Italicus, III, 282. Etc. Massylum (au génitif, pour Massylorum), dans Virgile, Enéide, VI, 60; Silius, IV, 510. — Isidore (i. c.) dit que Massuli est une forme altérée.
été une tribu. Pline l'Ancien* dit que cette tribu, établie jadis dans la contrée qui devint la province de Maurétanie Tingitane, s'était éteinte par suite de guerres, comme celle des Maures, sa voisine, et que son territoire avait été occupé par des Gétules. Si cela est exact, il faut en conclure que les Massssyles, — ou, du moins, bon nombre d'entre eux, — étaient sortis de l'intérieur du Maroc pour aller s'emparer de la plus grande partie de l'Algérie. Pline^ et Ptolémée^ mentionnent aussi une ou deux tribus de Massesyles dans la Maurétanie Césarienne : on peut croire, si l'on veut, que c'étaient des fractions de la tribu conquérante, installées dans le pays conquis; d'autres hypothèses sont, d'ailleurs, possibles.
Les Massyles étaient sans doute aussi une tribu. Nous ignorons où se trouvait son territoire. Un auteur de très basse époque, Isidore de Séville*, indique, non loin de l'Atlas, c'està-dire au Maroc, une cité appelée Massylia, de laquelle les Massylii auraient tiré leur nom. De son côté, Pline ^ signale une tribu de Massyli dans la province d'Afrique (entre l'Ampsaga et la Cyrénaïque).
D'autre part, au Nord-Ouest de l'Aurès, et auprès d'un lac appelé par les anciens le lac Royal, lacus Regius, se voit encore un mausolée colossal, dit le Médracen, qui est certainement la sépulture d'un souverain puissant et qui peut dater du m® siècle avant J.-C.^ Pourquoi a-t-on choisi cet emplacement? Il n'y
1. Après avoir iadiqué que la principale tribu de la Tingitane avait été celle des Maures, réduite par des guerres à quelques familles, Pline ajoute (V, 17) : « Proxima illi Masaesylorum fuerat. Simili modo extincta est. Gaetulae nunc tenent gentes. •
2. V, 52, d'après Juba II : le Nil, après être sorti d'une montagne de la Maurétanie Inférieure, non loin de l'Océan, et avoir rempli un lac, se cache « aliquot dierum itinere », puis forme un autre lac, plus grand, « in Gaesariensis Mauretaniae gente Masaesylum ». Voir aussi Pline, XXI, 77.