T. III, p. 177 et suiv
7. Son père n'était pas roi (voir t. III, p. 177, n. 4), mais son fils Masinissa ayant eu des ancêtres qui avaient régné (t. III, p. 175, n. 1 ; p. 287 et 291), il faut, semble-t-il, admettre que la royauté avait appartenu, avant Gaïa, à une autre branche de la famille (t. III, p. 190).
promit sa fille, commandait à des Numides; il avait succédé à son père'. Appartenait-il aussi à cette famille? C'est ce que nous ignorons. Nous ne savons pas non plus où se trouvaient les Etats d'Ailymas, ce « roi des Libyens », qui, à la fin du IV* siècle, fut l'allié, puis l'ennemi d'Agathocle^.
Quelle était l'étendue des deux royaumes des Masjpsyles et des Massyles, de la « Masaesylie » et de la « Massylie »*?
Selon Strabon^ (d'après Artémidore ou Posidonius), le pays des Masaesyles était compris entre la Mulucha (la Moulouia) et le cap Trêton, aujourd'hui cap Bougaroun, au Nord de Gonstantine^ ; au Trêton commençait le pays des Massyles ^ Peutêtre la limite exacte tombait-elle à l'embouchure de VAmpsaga, au Sud-Ouest de ce cap. Comme la Mulucha, l'Ampsaga fut, dans l'antiquité, une frontière traditionnelle : entre les Etats de Juba II et la province d'Afrique^, puis entre deux provinces romaines ^ C'était une frontière purement politique, car, pas plus que la Mulucha, ce fleuve ne sépare des régions géographiques distinctes^
D'autres textes s'accordent avec les indications de Strabon, pour la fin du m" siècle, au temps où le royaume des MasîEsyles appartenait à Syphax'". Comme, après la chute de ce royaume, la contrée comprise entre la Moulouia et le cap Bougaroun continua à être qualifiée de pays des Masœsyles, bien