‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 3)Chapitre 97 sur 319 · Conf. Gautier, Structure de l'Algérie, p · texte numérisé non relu

Conf. Gautier, Structure de l'Algérie, p

10. En 206, Syphax résida à Siga, à environ 22 lieues à l'Est de la Mulucha (t. III, p. 185), puis à Cirla {ibid., p. 191). A cette époque, la fronlière occidentale des Massyles était à peu de distance à l'Ouest de Thapsus, c'est-à-dire de Philippeville (ibid.). Tite-Live écrit (XXVIII, 17, 5) : « Masaesulii, gens adlinis Mauris, in regionem Hispaniae maxime qua sita Nova Garthago est speclant. » Gela convient seulement à la partie occidentale du royaume.

qu'elle appartînt désormais à des rois massyles, il est à croire que c'étaient là des limites déjà vieilles et, en quelque sorte, consacrées par l'usage. A l'intérieur des terres, Syphax possédait en 206-203 Cirta (Constantine). Selon Tite-Live, cette ville faisait partie de ses anciens Etats, non de ses récentes conquêtes sur les Massyles'. Si cela est exact, le royaume des Massyles était beaucoup moins vaste que celui des Massesyles : il ne comprenait guère que la partie orientale du département de Constantine, à l'Est de Cirta. Car, dans la seconde moitié du m" siècle, les frontières de la province punique, à laquelle il confinait", devaient être à peu près celles qui séparent l'Algérie de la Tunisie ^ Il est vrai qu'auparavant, elles étaient plus rapprochées de Carthage, et que les Carthaginois s'étaient probablement agrandis aux dépens du royaume massyle. Du reste, entre Etats voisins, les querelles, les guerres, les modifications de limites paraissent avoir été fréquentes : on nous le dit pour l'époque de Syphax et de Gaïa^ Les trois royaumes indigènes étaient des agrégats de tribus, dont certaines pouvaient trouver avantage à changer de souverain. Il se peut aussi que d'autres aient été capables de maintenir ou de recouvrer leur indépendance, à l'intérieur même de ces royaumes ^

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