T. II, p
4. Terriloire enlevé par Gaïa aux Carthaginois : t. II, p. 96. Territoire disputé entre Syphax et Gaïa : I. III, p. 182. En 200, Syphax devait être en mauvais termes avec Baga, roi de Maurétanie, qui donna à Masinissa une petite armée pour traverser le royaume masœsyle : t. III, p. 191. En 205-204, Syphax était en guerre avec des voisins : ibid., p. 197, a. 1.
5. Appien {Lib., 10) dil que, chez les Numides, il y avait beaucoup de princes, dont le plus puissant était Syphax : il semble qu'il s'agisse de chefs indépendants. Carthage et Rome eurent des relations directes d'alliance avec certains de ces princes : Appien, Lib., 33; 41; 44; Tite-Live, XXVII, 4, 8; XXIX, 4, 4. Dans un passage où il se sert de Posidonius, Strabon (II, 5, 33) indique que les Numides s'étendent entre le territoire carihaginois [devenu province romaine] et les Maurusiens, et que, parmi ces Numides, les plus connus sont les Massyles et les Masœsyles. On pourrait eu conclure qu'il y avait dans cette contrée, vers le début du I" siècle, des Numides qui n'appartenaient pas aux deux États d'abord distincts, puis réunis sous la domination de Masinissa et de ses successeurs.
Du cùté du Sud, la Masœsylie et la Massylie étaient, comme la Maurétanie, bordéespardestribusgétules, lesunestoutàfaitlibres, d'autres plus ou moins soumises, plutôt vassales que sujettes*.
Après avoir joint à ses Etats, pendant quelques mois, le royaume massyle-, Syphax s'effondra, en 203. Il est impossible de savoir s'il y a quelque chose à garder des récits qui lui donnent son fils Vermina pour successeur sur une partie des Massesyles, et qui, à la veille de la troisième guerre punique, nous montrent son petit-fils, Arcobarzane, capable de lever une forte armée ^ Ce qui est sûr, c'est que Masinissa, lors de sa mort, en 148, était maître de toute la contrée qui s'étendait depuis la Maurétanie jusqu'à la province punique (laquelle, deux ans plus tard, devint romaine), depuis la Mulucha jusqu'à la Tusca, près de Tabarca*. Comme lui, son fils Micipsa et son petit-fils Jugurtha réunirent sous leur autorité le royaume des Massyles, héritage de leurs pères, et celui des Maseesyles, conquête sanctionnée par Rome. Officiellement, ils continuèrent à se qualifier de rois des Massyles, même dans les régions qui avaient appartenu auparavant aux souverains masaesyles^
Les noms de Massesylie, Massylie, de pays des Maseesyles, des Massyles, se conservèrent pendant un certain temps comme désignations géographiques ^ : peut-être même répondaient-ils à des divisions administratives du royaume de Numidie, sous Masinissa et ses successeurs. A l'époque romaine, ces noms ne se maintinrent pas, comme ceux de Mauri, Gaetuli, Numidae. On a vu '' que des tribus, sans doute