‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 104 sur 357 · LE CAMP UE RUSPINA · texte numérisé non relu

LE CAMP UE RUSPINA

vedettes de rester à leur poste jusqu'à ce qu'elles fussent à portée des traits de l'ennemi, mais, si celui-ci avançait encore, de rentrer en bon ordre'. Par défi, Scipion demeura quelque temps là où il s'était arrêté. Il reconduisit ensuite ses soldats au camp et, les réunissant en assemblée, il leur montra la terreur des Césariens et leur promit une victoire prochaine^.

Ce n'étaient pas des bravades qui pouvaient modifier la décision de César. Il n'avait guère à craindre que Scipion tentât un assaut de ses lignes, solides et bien pourvues de machines'. Pourtant, il les améliora encore, élevant des tours et des forts, creusant des trous de loup, garnis de pieux pointus, jetant en mer des môles pour protéger les extrémités du rempart \ Un peu énervé par l'attente du reste de ses légions % il gardait toute sa confiance^ et était plus actif que jamais. Les conscrits ' se formaient dans les exercices et les travaux du camp''.

De cette Afrique même, dans un coin de laquelle il paraissait prisonnier, venaient vers lui des témoignages de sympathie et des offres de concours.

Ayant appris qu'on doutait de sa présence, qu'on croyait ses troupes commandées par un de ses lieutenants, il avait envoy§ dans toute la.province des lettres destinées à dissiper l'incertitude % et il est à croire que bon nombre d'entre elles étaient parvenues à leur adresse. Des notables de quelques villes se*" rendirent auprès de lui; ils étaient, dit-on, excédés des exactions et des violences des Pompéiens-.

Tous les jours, des Numides et des Geiuies s'enfuyaient du

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