‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 107 sur 357 · LE CAMP DE IIL'SPINA · texte numérisé non relu

LE CAMP DE IIL'SPINA

kilomètres de Ruspina. Elle envoya au dictateur des députés, lui offrant du blé et tout ce dont il aurait besoin, mais lui demandant des troupes pour la protéger. Il était utile à César de disposer do plusieurs ports pour ses communications avec la Sicile, et celui d'Acholla pouvait lui être précieux, si ses opérations militaires l'amenaient de ce côté. Il accueillit donc la demande des députés et ordonna à C. Messius de partir à la tête de plusieurs cohortes V II lui fît prendre la voie de terre "^ : ce qui était audacieux. Messius arriva sans encombre. Bien lui prit de s'être hâté. La démarche d'Acholla ayant été connue des Pompéiens, Considius, qui commandait à Hadrumète, s'était mis en route avec huit cohortes, pour aller occuper la ville. Quand il fut sous les remparts, il apprit que des troupes césariennes l'avaient devancé. Il n'osa pas tenter une attaque et revint à Hadrumète. Mais, quelques jours plus tard, il reparut, amenant, outre ses cohortes, des cavaliers numides et gélules qu'il avait reçus de Labiénus, et il commença le siège d'Acholla ^ Messius et les habitants surent la défendre*. Des députés se présentèrent aussi à César au nom de la ville de Thysdrus % située à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Ruspina. Ils annoncèrent que 300 000 boisseaux de blé avaient été apportés en ce lieu par des paysans et des commerçants italiens; comme les gens d'Acholla, ils sollicitèrent une garnison ^ Mais Thysdrus était à l'intérieur desterres et, par conséquent, en relations difficiles avec le camp de Ruspina. César remercia et congédia les députés, en se contentant de promettre qu'il enverrait cette garnison dès que cela lui serait possible'.

1. Le chiffre a disparu dans les manuscrits : B. A., XXXIII, 4: XLIII.

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